Protection du droit des migrants : les États-Unis cités en exemple

Écouter /

Les mesures visant à assurer le respect et la protection des droits de l’homme de tous les migrants, en particulier des femmes et des enfants, ainsi que celles visant à prévenir et combattre le trafic de migrants et la traite des personnes, et à assurer la régularisation du statut des migrants ainsi que leur sécurité feront l'objet en 2013 d'un dialogue de haut niveau sur les migrations internationales et le développement.

En attendant, l'ONU organise des débats sur le sujet, en prévision de ce dialogue. Ce mardi, une table ronde regroupant des représentants de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), du Département des affaires économiques et sociales de l'ONU (DESA) et du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), en collaboration avec les Missions permanentes du Mexique et des Etats-Unis a permis de débattre de la question.

Le débat a mis l'accent sur les bonnes pratiques, les défis et les opportunités que présentent les migrations. Au chapitre des bonnes pratiques, celles appliquées par les États-Unis, notamment en ce qui concerne les immigrés mexicains, ont été mises en exergue par Anne Richard, Assistante au Secrétariat d'État américain pour les migrations.

Tout d'abord, le respect des droits humains des migrants, quel que soit leur statut. Cela n'empêche pas les États-Unis de veiller à la cohérence de leur système pour les migrations et à la sécurité de leurs frontières. Cela va de la responsabilité de l'État fédéral, tout comme il est de sa responsabilité de respecter ses obligations concernant la protection de toutes les personnes y compris les immigrés. Les États-Unis ont d'ailleurs ratifié de nombreuses conventions telles que celle contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, celle sur l'élimination de toutes formes de discrimination raciale, ou d'autres sur la prévention du trafic des êtres humains, de l'esclavage ou encore sur les droits des réfugiés ou demandeurs d'asile et ceux des travailleurs. Un exemple aux États-Unis qui peut servir de modèle planétaire est cité. Il s'agit du renforcement de la législation en 2009 en faveur de la protection des droits des migrants sujets à des formes diverses de discrimination ou de maltraitance et de la lutte renforcée contre le trafic des migrants.

En vertu de cette législation, les victimes ainsi que certains membres de leurs familles bénéficient du Statut T pour les migrants; un statut qui leur permet d'obtenir un permis de travail et qui facilite les formalités pour devenir résident permanent aux États-Unis.

(Mise en perspective : Maha Fayek)

Le dernier journal
Le dernier journal
29/07/2014
Loading the player ...