Papouasie-Nouvelle-Guinée ; Navi Pillay préoccupée par le meurtre d'une femme accusée de sorcellerie

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Le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme est profondément préoccupé par les actes de tortures, suivis du meurtre d’une jeune femme de 20 ans, accusée de sorcellerie en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le 6 février. Selon ces informations, Kepari Leniata a été brûlée vive devant une foule de proches d’un garçonnet de 6 ans, qu’elle était soupçonnée d’avoir tué par sorcellerie.

Les services de Navi Pillay ont donc lancé un appel au gouvernement pour « mettre fin à ces crimes et traduire leurs auteurs en justice ».

« Nous observons avec beaucoup d’inquiétude » une augmentation des attaques et meurtres de personnes accusées de sorcellerie en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a indiqué Cécile Pouilly, porte-parole du Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l’homme, ce vendredi au cours d'un point de presse au Palais des Nations à Genève.

La Chef des droits des droits de l'homme, Navi Pillay, a demandé aux autorités de prendre des « mesures urgentes pour prévenir de nouveaux cas, notamment au moyen de l’éducation, et en assurant une protection aux personnes accusées de sorcellerie ».

Mercredi dernier, une jeune mère de famille de 20 ans a été dévêtue, arrosée de pétrole et brûlée vive sur un bûcher de vieux pneus, devant la foule en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

La police aurait été empêchée d’intervenir par la foule. Les faits se sont déroulés dans la ville de Mount Hagen, dans la province des Western Highlands.

Les croyances en la sorcellerie sont encore très répandues dans ce pays du Pacifique. En 2009, une affaire semblable s’était déjà produite, toujours à Mount Hagen, où une jeune femme accusée de sorcellerie avait, elle aussi, été dénudée et brûlée vive.

(Extrait sonore : Cécile Pouilly porte-parole du Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l’homme ; Propos recueillis par Alpha Diallo)

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26/12/2014
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