Fukushima : l’OMS note une hausse du risque de cancers autour de la centrale

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Des inspecteurs de l’AIEA à Fukushima: l’OMS note une hausse du risque de cancers autour de la centrale.

Un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique une hausse des risques de cancer «dans certaines catégories de la population» à Fukushima, au Japon, deux ans après la catastrophe nucléaire. Le rapport des experts de l’OMS, publié ce jeudi à Genève, rappelle que l'accident nucléaire a ainsi entraîné une relative augmentation du risque de cancer dans les zones les plus touchées prés de la centrale.  Par contre, l'OMS note que «les risques sont faibles pour la population en général au Japon et à l’extérieur du Japon et aucune augmentation observable dans les taux de cancer n’est anticipée».

 

Il ressort de cette évaluation de l’Organisation Mondiale de la Santé que la catastrophe de Fukushima, en mars 2011 ne devrait entraîner aucune augmentation perceptible des risques pour la santé à l’extérieur du Japon. Toutefois, les risques de cancer pourraient augmenter dans les zones les plus contaminées proches de la centrale nucléaire japonaise. Par exemple, dans un rayon de 20 km autour de la centrale de Fukushima, le risque de cancer de la thyroïde chez les femmes et les enfants est en augmentation à 1,25%. Donc une hausse des risques de cancer «dans certaines catégories de la population»

Maria Neira, Directrice de l’OMS chargée de la santé et l’environnement.

Dans la zone la plus contaminée, les risques de cancers ont augmenté de 4% par rapport aux taux normaux chez les femmes exposées aux radiations comme chez les enfants. Les risques de leucémie ont augmenté de 7% chez les hommes comme chez les enfants exposés et la hausse est de 70% pour le cancer de la thyroïde chez les femmes et les enfants.

Le document de presque 200 pages précise également que les doses de rayonnement de la centrale nucléaire endommagée ne devraient pas augmenter l’incidence des fausses couches et des autres problèmes de santé physique et mentale susceptibles de toucher les nourrissons nés après l’accident.

L’OMS insiste sur la nécessité au cours des prochaines d’un suivi années des populations à risque, ainsi qu’une surveillance des aliments et de l’environnement.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec un extrait sonore de Dr Maria Neira, Directrice de l’OMS chargée de la santé et l’environnement)

Classé sous L'info, Santé.
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23/07/2014
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