Discours de la haine : « les mots peuvent être plus mortels que les balles », Adama Dieng

Écouter /

Adama Dieng, Conseiller spécial des Nations Unies pour la prévention du génocide (Photo : ONU)

Comment réconcilier la liberté d'expression et la nécessité de prévenir l'incitation à la violence par des discours haineux qui peuvent déboucher sur des crimes atroces y compris le génocide ?

C'est la question à laquelle des panelistes ont été invités à apporter des réponses ce vendredi au Siège de l'ONU à New York dans le cadre d'un évènement organisé par le Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide, Adama Dieng.

« Nous l'avons vu dans le procès des médias au tribunal d'Arusha, les mots peuvent être plus mortels que les balles », souligne le Conseiller spécial et ancien greffier du Tribunal pénal international pour le Rwanda.

Selon lui, les manifestations qui ont suivi la publication des dessins du prophète au Danemark il a quelques années ou celles menées après la diffusion du film anti-islamiste en septembre 2012, et qui ont fait des morts à travers le monde, démontrent à quel point cette question demeure malheureusement pertinente aujourd'hui.

Dans une interview à la Radio des Nations Unies, Adama Dieng revient sur l'importance de cet évènement ainsi que sur la pertinence de cette question dans le contexte des crises actuelles à l'instar de la Syrie et du Mali.

(Interview : Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Si vous souhaitez accéder à la version intégrale de l'interview, Écouter /
Le dernier journal
Le dernier journal
18/04/2014
Loading the player ...