Décolonisation : Ban Ki-moon appelle à de nouvelles idées pour faire avancer le processus

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Secrétaire général Ban Ki-moon (Photo : Rick Bajornas)

Alors que le monde connaît une «grande transition», il est temps pour un nouveau type de dialogue inclusif sur la décolonisation, a déclaré jeudi matin, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, en appelant à de nouvelles approches pour résoudre les situations des 16 territoires non autonomes encore recensés par les Nations Unies.

«Le risque de mouvement, bien que parfois effrayant, est de loin préférable à la stagnation du statu quo», a déclaré Ban Ki-moon à l'occasion de la séance d'ouverture des travaux annuels du Comité spécial de la décolonisation, au Siège des Nations Unies, à New York.

Le Comité, connu officiellement comme le Comité spécial sur la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, a été mis en place deux ans après l’adoption de la Déclaration par l’Assemblée générale.

La Déclaration affirme le droit de tous les peuples à l’autodétermination et proclame qu'il doit être mis fin et de façon inconditionnelle au colonialisme. Le texte précise que la sujétion des peuples à une subjugation, à une domination et à une exploitation étrangères constitue un déni des droits fondamentaux de l’homme, contraire à la Charte des Nations Unies et qui entrave la promotion de la paix dans le monde et de la coopération.

Plus de 80 anciennes colonies, comprenant quelque 750 millions de personnes, ont accédé à l’indépendance depuis la création de l’ONU. Les seize autres territoires non autonomes comptent près de deux millions d'habitants.

“La communauté internationale est plus que jamais convaincue que le colonialisme n’a pas sa place dans le monde moderne», a déclaré Ban Ki-moon. «L’éradication du colonialisme, dans le respect des principes de la Charte et des résolutions des Nations Unies, est notre tâche commune.”

Le Secrétaire général a déclaré que cela nécessite la participation constructive de toutes les parties concernées, notamment du Comité spécial, des puissances administrantes et des territoires non autonomes, en travaillant au cas par cas.

«Le Comité spécial devrait être au premier plan dans l’identification des possibilités de changement et de promotions des priorités dans le processus de décolonisation pour le bénéfice de tous. En tant qu'organe intergouvernemental exclusivement dédié à la décolonisation, le Comité spécial devrait concevoir des approches nouvelles et créatives pour mobiliser la volonté politique en vue de faire avancer son ordre du jour. ”

Les seize territoires non autonomes sont Gibraltar, la Nouvelle-Calédonie, le Sahara occidental, les Samoa américaines, Anguilla, les Bermudes, les îles Vierges britanniques, îles Caïmanes, Guam, Montserrat, Pitcairn, Sainte-Hélène, îles Turques et Caïques, des îles Vierges américaines, Tokelau et les îles Falkland/Malvinas.

(Extrait sonore : Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

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22/08/2014
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