Conseil des droits de l'homme : Occidentaux et Russes affichent leurs divergences sur la Syrie

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Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève (photo ONU/J. M. Ferré)

La situation en Syrie continue de préoccuper des membres du Conseil des droits de l’homme, au deuxième jour du débat de haut niveau de sa vingt-deuxième session ordinaire.

Plusieurs délégations se sont inquiétées du sort de milliers de civils, victimes d'abus et pris au piège quotidiennement dans cette escalade de la violence. Mais c'est aussi l'occasion pour les pays occidentaux et les Russes d'afficher leurs désaccords sur la sortie de crise. Ils s'accordent tout de même sur l'urgence de mettre fin à ce drame syrien.

Pays occidentaux et Russes continuent d'afficher leurs divergences sur le dossier syrien. Devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, Moscou s'est une nouvelle fois préoccupé de la tendance croissante de certains pays à résoudre les problèmes par une utilisation non autorisée de la force, notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Une façon pour les Russes de réitérer leur opposition à toute ingérence dans le conflit syrien. Selon le Vice-Ministre des affaires étrangères de la Russie, il revient au peuple syrien de décider de son sort. Moscou a aussi affiché sa conviction quant à une solution pacifique de la crise en Syrie. Mais du côté américain et français, on préfère rappeler le sort des civils et pointer du doigt la responsabilité du régime Assad. Washington et Paris soulignent l'urgence de la saisine de la Cour pénale internationale par le Conseil de sécurité de l’ONU pour juger tous les auteurs des crimes de guerre. Selon Yamina Benguigui, Ministre déléguée chargée de la francophonie de la France, tout porte à croire que des crimes contre l’humanité ont été commis par les forces gouvernementales et les milices qui leurs sont affiliées et que des atteintes aux droits de l’homme ont également été commises par les groupes armées de l’opposition, même si elles ne sont pas comparables en termes d’intensité et d’échelle, à celles commises par les forces gouvernementales. Tous les coupables, sans exception, des crimes dénoncés par la commission d’enquête devront répondre de leurs actes, a-t-elle ajouté.

Paris, Moscou et Washington s'accordent tout de même sur l'urgence de mettre fin à ce drame syrien et apportent leur soutien à la mission difficile de Lakhdar Brahimi, Envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue des États arabes sur la situation en République arabe syrienne.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec un extrait sonore de Yamina Benguigui, Ministre déléguée chargée de la francophonie de la France)

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20/10/2017
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