Syrie : Lakhdar Brahimi pour un gouvernement de transition aux pleins pouvoirs

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Lakhdar Brahimi (Photo ONU/Mark Garten)

Responsables russe, américain et l'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie Lakhdar Brahimi se sont rencontrés ce matin à Genève à l’ONU dans une nouvelle séance de discussions sur la recherche d’une solution politique au conflit syrien.

Le point central de la discussion a porté sur la mise en exécution de la déclaration de Genève de 2012, une déclaration assortie des principes de cessation des hostilités et d'une transition politique.

Lors de ces pourparlers à Genève et dans un point de presse, Lakhdar Brahimi a bien parlé d'un gouvernement de transition en Syrie.

Dans ses discussions avec le secrétaire d’Etat adjoint américain William Burns et le vice-ministre russe des affaires étrangères Mikhail Bogdanov, Lakhdar Brahimi a mis l'accent sur ce gouvernement de transition qui devrait avoir les pleins pouvoirs d'un gouvernement.

En réponse à une question de journaliste, Brahimi a bien précisé que, selon lui, “ce gouvernement n'exclura pas d'anciens membres du gouvernement actuel”.

À la veille des pourparlers de ce vendredi, le gouvernement syrien avait dénoncé “la partialité de Lakhdar Brahimi”, réagissant à une question de journaliste à ce propos, l'émissaire de l'ONU a réitéré que la Syrie allait continuer à travailler avec lui.

Ces discussions tripartites ont également mis l'accent sur les souffrances intenables du peuple syrien qui devraient maintenant cesser. Ce plaidoyer pour soulager la souffrance des syriens a été repris- en ce même vendredi- dans un article exclusif pour CNN.com par trois des plus hauts dirigeants des agences des Nations Unies : Antonio Gutterres, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR); Ertharin Cousin, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM) et Anthony Lake, Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Ils ont rappelé que de tous les conflits que le monde a connu en 2013, celui de la Syrie était sans doute le plus complexe et le plus dangereux, laissant quatre millions de personnes à l’intérieur du pays dans le besoin désespéré d’aide et d'abris.

Mise en perspective de Maha Fayek; avec un extrait sonore de Lakhdar Brahimi, Émissaire Spécial des Nations Unies et de la Ligue des États arabes pour la Syrie.

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26/12/2014
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