RDC: le PARC-FAAL invite les combattants Maï-Maï du Sud-Kivu à intégrer l'armée

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Les groupes armés Maï-Maï Yakutumba et le Parti d'action et de la reconstruction du Congo-Force armée Alléluia (PARC-FAAL), qui se sont rendus aux Forces armées de la RDC (FARDC), ont commencé, samedi 19 janvier dernier, à sensibiliser d'autres groupes Maï-Maï opérant au Sud-Kivu pour les convaincre d'intégrer l'armée congolaise.

Selon le porte-parole du groupe Maï-Maï Yakutumba, Pacifique Mutiki, le gouvernement provincial a mis à la disposition des responsables politiques du mouvement PARC-FAAL, « des moyens nécessaires afin de sensibiliser les éléments Maï-Maï qui se trouvent encore dans la brousse ».

« Nous avons commencé par la sensibilisation et après nous allons orienter [ceux qui vont accepter de se rendre] dans les centres de regroupement. On nous a accordé trois semaines [pour mener cette mission] », a-t-il affirmé. Pacifique Mutiki a expliqué que les moyens accordés par le gouvernement provincial permettront d'assurer les déplacements d'anciens miliciens chargés de réaliser cette sensibilisation. Il s'est dit optimiste quant à l'aboutissement de l'opération.

Mais des milliers d'autres combattants de groupes armés qui ont choisi, depuis le mois dernier, d'intégrer l'armée congolaise se disent « abandonnés » depuis leur arrivée dans les camps de regroupement à Uvira et Fizi. Selon le député provincial Jean-Marie Ngoma, en vacances parlementaires dans ces deux territoires, qui donne cette information, ces anciens miliciens disent manquer de nourriture et de logement.

La même source a aussi déploré « le mauvais climat » qui règne entre le groupe des ex-combattants Maï-Maï et les militaires congolais. « Le lundi dans la matinée, les FARDC et les Maï-Maï qui sont à Makobola ont failli se battre. Les anciens miliciens ont dénoncé le traitement partial dont ils sont victimes, affirmant manquer à manger. Alors ça provoque des frustrations », a confié le député Jean-Marie Ngoma.

Par ailleurs, il a fait remarquer que cette situation pousse les anciens miliciens à rançonner la population au niveau de la barrière de Makobola. « Ils sont affamés, ils n'ont pas de nourriture, comment vont-ils vivre ? », s'est-il interrogé. L'élu provincial a invité le gouvernement à prendre des dispositions pour éviter les accrochages entre les ex-miliciens et les FARDC.

De leur côté, les responsables de la 10e région militaire ont assuré, sans plus de détails, que des moyens logistiques sont arrivés à Bukavu et seront bientôt mis à la disposition de différents centres de regroupement de miliciens d'Uvira et de Fizi.

(Extrait sonore : Pacifique Mutiki, porte-parole du groupe Maï-Maï Yakutumba ; propos recueillis par Radio Okapi)

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28/07/2014
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