RCA /OCHA : assurer l'assistance humanitaire malgré le conflit

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En République centrafricaine avec la montée et l'avancée de la coalition rebelle « Seleka », la situation humanitaire sur le terrain est devenue ardue : la population fuit dans la brousse pour se protéger, devenant ainsi plus difficilement accessible. Beaucoup d'humanitaires ont du relocaliser leurs opérations à Bangui ainsi qu'une partie à Yaoundé, au Cameroun.

Néanmoins malgré la relocalisation d'une grande partie des acteurs humanitaires et la fuite des populations, les efforts pour secourir les Centrafricains se poursuivent sur le terrain.

« Dans les zones affectées il y a des humanitaires qui sont encore présents, qui continuent d'apporter l'assistance qu'il faut, surtout les soins sanitaires et les besoins en eau », a déclaré le Chef adjoint de l'OCHA pour la République centrafricaine, Abdoulaye Sawadogo.

A Ndélé, la ville où les hostilités ont commencé en décembre, des humanitaires sont toujours présents et il y a plus d’un millier de déplacés.

Même s'il est très difficile d’évaluer les besoins, étant donné le manque d'accès, l'OCHA estime que jusqu'à 316.000 personnes pourraient être affectées dans les zones de combats et 700.000 dans les environs de Bangui.

Les humanitaires réclament vivement le retour de la sécurité pour procéder à une évaluation des besoins sur le terrain et renforcer les équipes encore présentes.

Pour rappel, depuis la mi-décembre la coalition rebelle « Seleka » s'est emparée du plus de neuf villes dans le nord-est du pays et progresse vers la capitale Bangui. Des pourparlers devraient avoir lieu à Libreville, au Gabon, la semaine prochaine afin de trouver une issue pacifique à cette crise.

(Interview : Abdoulaye Sawadogo, Chef adjoint du Bureau de la coordination humanitaire des Nations Unies en République centrafricaine ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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16/04/2014
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