PNUE : lutter ensemble contre les dommages causés par le mercure

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(Photo : ONU)

Des études du PNUE montrent une augmentation des émissions de mercure dans les pays en développement. C'est ce que révèle une publication sur une évaluation mondiale la plus exhaustive jamais réalisée à quelques jours de la phase finale des négociations sur la mise en place d’un traité sur le mercure qui pourrait avoir un impact positif majeur sur la santé et l’environnement dans les pays en développement et les pays industrialisés.

Selon des études récentes, les communautés vivant dans les pays en développement sont confrontées à des risques sanitaires et environnementaux de plus en plus importants liés à l’exposition au mercure. Alors que la demande de mercure a chuté à l’échelle mondiale ces dernières années, les émissions de mercure pourraient bien augmenter à l’avenir dans certaines régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud. Cette hausse est due principalement à l’utilisation de cet élément hautement toxique dans les activités d’orpaillage et dans la combustion du charbon pour la production d’électricité. La hausse du cours de l’or risque d’ailleurs de provoquer une augmentation de ces émissions.

En raison d’une industrialisation rapide, l’Asie est désormais le principal émetteur de mercure, avec près de la moitié des rejets mondiaux.

Pour la première fois, cette étude du PNUE évalue les rejets de mercure dans les rivières et les lacs. La majorité des expositions humaines au mercure sont dues à la consommation de poisson contaminé. Les milieux aquatiques sont donc un chaînon stratégique de la santé humaine.

Au cours des 100 dernières années, à cause des émissions liées à l’activité humaine, la quantité de mercure présente dans les 100 premiers mètres des océans de la planète a doublé. Dans les eaux plus profondes, la concentration de mercure a augmenté de 25 %.

Cette évaluation ainsi qu’une publication connexe du PNUE Mercury: Time to Act [Mercure : il est temps d'agir] seront présentées officiellement lors du Comité de négociation intergouvernemental sur le mercure (INC5), qui se déroulera à Genève du 13 au 18 janvier 2013. Les gouvernements qui participeront à cette conférence importante devront finaliser leurs discussions sur la mise en place d’un traité contraignant à l’échelle mondiale destiné à diminuer les dommages causés par le mercure.

(Mise en perspective de Maha Fayek)

Classé sous Environnement, L'info, Santé.
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24/04/2014
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