OIM : le visage des victimes de la traite des êtres humains change

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En 2011 plus de personnes ont été exploitées à des fins de travail qu'à des fins sexuelles, souligne le premier rapport de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) consacré à la traite des êtres humains, paru en décembre.

Selon l'OIM, plus de 53% des requêtes d'assistance reçues en 2011 émanaient des victimes de la traite des êtres humains à des fins de travail. Ce taux confirme la tendance observée en 2010.

L'Organisation attribue en grande partie la croissance signalée au développement de mécanismes de détection plus affinés, et précise que la traite des être humains en tant que phénomène de migration n'est couverte que depuis la Convention de Palerme contre la criminalité transnationale organisée adoptée en décembre 2000.

Au début, le visage des victimes de la traite était celui de la femme victime de trafic humain à des fins d'exploitation sexuelle. Or aujourd'hui, une étude approfondie a permis à l'OIM, au fil des années, de constater que plusieurs industries sont impliquées dans le trafic des êtres humains, à l'instar des secteurs de l’agriculture et de la pèche.

(Extrait sonore : Lawrence Hart, Chef de la division d'assistance aux migrants, OIM ; propose recueillis par Cristina Silveiro)

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18/09/2014
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