Moyen-Orient : retour sur les défis de 2012

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L’insécurité croissante en Libye, manifestations en Jordanie, élection de Mohamed Morsi en Egypte et  départ du Président Saleh au Yémen… Les évènements qui ont marqué le Moyen-Orient en 2012 sont nombreux, sans doute  les plus marquants étant ceux de la Syrie et l'octroi à l'entité palestinienne du statut d'État non membre observateur auprès des Nations Unies.

Tout d'abord la Syrie : en février, l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a été nommé Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes pour la crise syrienne. Une mission d'observateurs de l'ONU en Syrie, la MISNUS est créée. Elle a pour mandat de surveiller un cessez- le-feu, jamais respecté. Le mandat de la mission s’est achevé officiellement aux premières heures du lundi 20 août. Du coup, le conflit sanglant, s'est éternisé.

La révolte populaire est violemment réprimée au point de faire en 21 mois, presque 60 000 morts selon les chiffres du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.

Autre zone trouble en 2012 : les territoires palestiniens et la bande de Gaza. Au début de l'année les Palestiniens n’acceptent rien d’autre qu’un siège de membre à part entière des Nations Unies; mais ils optent plus tard pour une solution beaucoup plus sobre après la menace américaine d'un veto. En novembre, Israël a lancé l’Opération “Pilier de défense” dans la bande de Gaza avec l’assassinat du chef militaire du Hamas, Ahmed Jaabari. Un cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste, au pouvoir à Gaza, a mis fin à une semaine d’offensive. Bilan : 174 Palestiniens et six Israéliens ont été tués.

Enfin, à l’issue d’un vote à l'Assemblée générale de l'ONU,  le 28 novembre, l'entité palestinienne se voit reconnaître le statut d’État non membre observateur auprès de l'ONU. Lors du vote, 138 États Membres ont voté pour, neuf contre et 41 se sont abstenus.

Les Israéliens eux ne voient pas les choses du même œil. Ils ont continué à s'opposer fermement à ce statut d'État non membre observateur. Des mesures punitives ont suivi, avec l'annonce de la construction de logements en Cisjordanie et à Jérusalem et un gel de fonds palestiniens. Israël a refusé de transférer les taxes d’un montant de 150 millions de dollars, perçues au nom de l'Autorité palestinienne. Pendant ce temps la communauté internationale n'a eu de cesse de multiplier les appels en faveur de la reprise des négociations.

(Mise en perspective : Maha Fayek)

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02/09/2014
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