Mali : les quinze doivent affiner les modalités d'appui à la MISMA

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Réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Mali, le 22 janvier 2013 (Photo : ONU/JC McIlwaine)

Le Conseil de sécurité s'est réuni mardi après-midi, à New York, pour entendre les dernières informations sur le Mali, afin de décider, entre autre, du plan logistique et de financement pour faciliter et accélérer le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali, la MISMA.

 

Jeffrey Feltman, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l'ONU a été le premier à prendre la parole. Selon lui, le Secrétaire général applaudit la décision courageuse de la France de déployer des forces pour arrêter l'avancée des groupes terroristes. Ban Ki-moon a proposé trois options pour y parvenir.

Selon la première option, tout appui logistique proviendrait de canaux bilatéraux avec un financement soit bilatéral, soit issu de l'ONU. Dans la deuxième option, l'ONU apporterait un appui logistique durant toutes les phases opérationnelles de la MISMA, un appui entièrement financé par les contributions des États Membres. Enfin, la troisième option envisage que les partenaires bilatéraux fournissent un appui durant la phase des combats et que l'ONU apporte un soutien au cours des phases de déploiement et de stabilisation des opérations. Cette dernière option réduirait considérablement les risques encourus par le personnel onusien, une des préoccupations énoncées par le Secrétaire général. Ban Ki-moon qui s’inquiète tout autant de la question des droits de l'homme et de la capacité de l’ONU.

Le Mali a pour sa part remercié les pays voisins, diverses organisations régionales, l'ONU et les pays bilatéraux de leur appui solidaire en ces moments difficiles. Son Représentant permanent a vivement invité les pays à appuyer massivement la MISMA lors de la Conférence des donateurs prévue le 29 janvier à Addis-Abéba. Le diplomate a également souligné que son pays œuvre de façon concomitante au recouvrement de l'intégralité du territoire national et à l'organisation d’élections libres et transparentes.

La Côte d'Ivoire a aussi pris la parole cet après-midi, au nom de la CEDEAO. Pour l’organisation régionale, l’intervention militaire aurait été imposée alors que tous les efforts se tournaient vers une solution politique entre les parties maliennes.

La CEDEAO a appelé les quinze à autoriser « d'urgence » le financement de la MISMA. Elle a également rappelé avec force aux autorités maliennes qu'elles doivent se conformer à la résolution 2085, élaborer la Feuille de route de la transition en vue de l’élection présidentielle, créer les conditions d’un véritable dialogue national avec toutes les composantes de la nation y compris les représentants des communautés du nord Mali.

«La cause touareg et la question du nord Mali ne sauraient être portées par des forces terroristes ; il convient donc d’éviter tout amalgame entre Touareg et narcoterroristes et d’aborder avec pragmatisme le règlement des causes profondes du conflit, » a déclaré pour clôre Youssoufou Bamba, le Représentant permanent de la Côte d'Ivoire; une position endossée par de nombreux États ouest-africains, dont le Sénégal et le Niger.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

 

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01/10/2014
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