État de droit : Jan Eliasson entendu au Conseil de sécurité

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Jan Eliasson, Vice-Secrétaire général des Nations Unies (Photo : ONU/Rick Bajornas)

A New York, le Conseil de sécurité s'est réuni mercredi 30 janvier pour entendre le Vice-Secrétaire général Jan Eliasson qui a présenté un rapport sur l'efficacité des efforts des Nations Unies en matière de promotion et renforcement de l'Etat de droit dans le cadre des activités de maintien de la paix et de la sécurité internationales. Ce rapport reflète l'engagement et l'action de l'ONU dans ce domaine.

« Quand la justice et la sécurité sont rendues par la primauté du droit, cela attenue les conflits et il y a moins de risque de rechute dans les conflits », a déclaré Jan Eliasson devant le Conseil de sécurité. Il a souligné que 18 des 23 missions autorisées par le Conseil de sécurité contiennent des composantes de l'Etat de droit.

Depuis la réunion de Haut niveau sur l'Etat de droit en marge de l'Assemblée générale en septembre 2012, l'ONU a restructuré ses efforts afin de lui donner plus de cohérence et d'impact, a expliqué le Vice-Secrétaire général.

Plus de responsabilité et de leadership ont été attribués au personnel des Nations Unies sur le terrain qui est chargé d'évaluer la situation dans leur pays d'opération et de coordonner la réponse dans ce domaine. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Département du maintien de la paix de l’ONU ont été chargés de soutenir les efforts du terrain en devenant les point focaux en matière de police, de justice et des services correctionnels dans des situations de post-conflit et de crise. Et sur le plan stratégique, le rôle du Groupe de coordination et de conseil sur l’Etat de droit, présidé par Jan Eliasson, a été renforcé.

Devant le Conseil de sécurité, le Vice-Secrétaire général a lancé un appel aux Etats membres de l'ONU à s'engager pour appuyer les efforts de collection des données dans ce domaine. Il a indiqué que non seulement il est difficile de mesurer l'impact des efforts en matière d'Etat de droit car les progrès sont souvent inégaux et difficilement attribuables, mais il existe aussi un manque de données.

Malgré ces difficultés, les efforts de l'ONU semblent porter leurs fruits, selon Jan Eliasson. En Haïti, 18 cliniques juridiques ont été ouvertes avec l'aide de la MINUSTAH ; en Côte d'Ivoire, l'ONUCI a appuyé le Ministère de la justice à rouvrir 17 cours de justice et 22 prisons ; en Serbie, le HCR a aidé plus de 20.000 Roms à obtenir des documents évitant ainsi qu'ils deviennent apatrides ; plus de 250 personnes ont été inculpées et au moins 120 condamnées à ce jour par les tribunaux pénaux internationaux pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou de génocide.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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24/07/2014
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