Conseil des droits de l'homme : la France interpellée sur le sort des Roms et la surpopulation carcérale

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Le Conseil des droits de l'homme a, pour la seconde fois, examiné ce lundi à Genève, l'examen du rapport de la France. Dans le cadre des travaux de l'examen période universel, Paris a été interpellé par les Etats membres sur la lutte contre toutes les formes de discrimination, de racisme et d’antisémitisme, sur la situation dans les prisons et sur la condition des roms.

L'Ambassadeur de France pour les droits de l'Homme a d'ailleurs reconnu que les « questions les plus délicates » concernent le « démantèlement de camps illicites » de roms. « Des démantèlements qui interviennent dans deux cas : d'abord lorsque se posent des problématiques sérieuses de santé publique ou lors d'une situation illégale de la propriété d'autrui », fait remarquer François Zimeray.

Toutefois, certains Etats ont salué « les efforts positifs accomplis par la France pour la mise en œuvre des recommandations après le premier examen » et plusieurs pays, dont l’Autriche, ont recommandé « la poursuite des efforts dans la lutte contre la discrimination contre les roms ».

Plusieurs participants ont interpellé la France sur « la surpopulation et les mauvaises conditions dans les centres de détention », « la question des fouilles corporelles » étant un des exemples soulevés pour une nécessaire amélioration de la situation.

Les droits des femmes, de l’enfant en particulier la lutte contre la prostitution des enfants, des migrants, l’accès à l’emploi pour les minorités ont également figuré parmi les questions soulevées.

Sur un autre plan, Paris a rappelé s'être doté d’un plan national d’action contre le racisme et l’antisémitisme (2012 – 2014) « qui traduit l’engagement déterminé du gouvernement à combattre toutes les formes de discrimination en raison des origines, conformément à ses obligations internationale », a souligné dans son rapport le chef de la délégation française, l’ambassadeur aux droits de l’Homme, François Zimeray.

C’est la seconde fois que la France fait l’objet d’un examen dans le cadre de l’Examen périodique universel, le précédent passage ayant eu lieu en 2008. Le Conseil va retenir dans les prochains jours une série de recommandations à la France qui y répondra dans les cinq mois, selon les procédures habituelles du Conseil.

(Extrait sonore : François Zimeray, Ambassadeur de France pour les droits de l'Homme)

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28/11/2014
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