Comité des droits de l’enfant : la Guinée face aux défis des mutilations génitales féminines

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Le Comité des droits de l’enfant a examiné, ce vendredi 18 janvier à Genève, le rapport de la Guinée sur la mise en œuvre des dispositions de la Convention relative aux droits de l’enfant. Présentant le rapport de la Guinée, le Ministre des affaires sociales, de la promotion féminine et de l’enfance de la Guinée, a rappelé les statistiques qui font état d’une baisse de la mortalité des enfants de moins de 5 ans entre 1992 et 1999. Le taux de mortalité infantile étant passé de 229 pour 1000 à 117 pour 1000 entre ces deux dates, a indiqué Hadja Diaka Diakité.  Mais Conakry est également revenu sur le problème des mariages et grossesses précoces, ainsi que l'épineuse question des mutilations génitales féminines.

A cet égard, la Ministre a relevé que « 96% des filles et des femmes sont encore victimes de mutilations génitales féminines en 2012.  Elle a par ailleurs fait état de l’adoption d’un plan stratégique national sur l’abandon des mutilations génitales féminines pour la période 2012-2016.  Malgré les efforts consentis par l’État et ses partenaires techniques et financiers, les pratiques néfastes affectant la santé de la jeune fille persistent encore à une large échelle dans le pays, a poursuivi la Ministre.

«Quant aux mariages et grossesses précoces, des campagnes d’information et de sensibilisation sur les effets de cette autre pratique permettent aux communautés de prendre petit à petit conscience de cette problématique et adoptent des normes sociales visant à abandonner cette pratique», a déclaré Hadja Diaka Diakité.  Avec l’harmonisation à 18 ans de l’âge minimum du mariage pour le garçon et la jeune fille, les officiers d’état civil sont de plus en plus regardants sur les dossiers de mariage, a-t-elle ajouté.

Lors des débats, certains experts ont fait part de leur inquiétude face au taux de mortalité maternelle en Guinée.  « Le taux d’abandon scolaire est important dans le pays, les familles pauvres ayant besoin d’être aidées par leurs enfants, qui sont alors amenés à travailler pour cela », ont également souligné d'autres experts du Comité des droits de l’enfant.

(Extrait sonore : Hadja Diaka Diakité, Ministre des affaires sociales, de la promotion féminine et de l’enfance de la Guinée)

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19/09/2014
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