Syrie: poursuite des opérations humanitaires malgré la violence

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Des déplacés syriens à Homs (Photo : OCHA/J. Hinkkanen)

Les Nations Unies entendent poursuivre leurs opérations humanitaires en Syrie. La décision prise lundi de retirer 25 employés internationaux parmi le personnel non essentiel, en raison de l’escalade de la violence, n’affecte pas les opérations critiques, ont-elles affirmé mardi à Genève. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, il ne s'agit pas d'une suspension des opérations humanitaires, mais d'une mauvaise interprétation. En fait, il s'agit plutôt d'un redéploiement d'une partie du personnel considéré comme non essentiel pour des raisons de sécurité.

L’ONU ajoute qu'elle ajuste chaque jour son action en tenant compte de l’insécurité pour atteindre autant de personnes que possible. « C'est une évaluation de la sécurité qui se fait au jour le jour. Maintenant si les risques sécuritaires sont élevés, il faut changer les modalités d'opérations des humanitaires », a indiqué Corinne Momal-Vanian, porte-parole du Bureau de l'ONU à Genève.

« Nos opérations humanitaires continuent en Syrie », a poursuivi le porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) à Genève Jens Laerke. Mais OCHA note qu'il y a toujours un personnel critique pour poursuivre l'aide humanitaire en Syrie.  « Mais les humanitaires sont en Syrie pour y rester », ont affirmé les différents porte-paroles des agences humanitaires onusiennes basées à Genève.

« Le travail se poursuit », a affirmé la porte-parole de l’UNICEF à Genève Marixie Mercado. Elle a souligné que l’agence travaille avec 40 partenaires locaux en Syrie. Le porte-parole du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) Adrian Edwards a également indiqué que l’organisation continue le travail à travers ses partenaires locaux. « Nous faisons en sorte que nos opérations soient aussi peu affectées que possible » par le redéploiement du personnel non essentiel, a dit M. Edwards.

Concernant la situation sur le terrain, le Programme alimentaire mondial (PAM) a précisé que certaines routes sont devenues plus dangereuses pour entrer à Damas ou en sortir, ce qui rend plus difficile la distribution de l’aide, en particulier dans le nord. Le PAM a décidé de redéployer sept employés à Amman, en Jordanie. Près de 20 expatriés et cent employés syriens continuent de travailler pour le PAM en Syrie, a précisé l’agence, en vue de continuer à aider 1,5 million de personnes vulnérables dans le pays.

(Extrait sonore : Corinne Momal-Vanian, porte-parole de l'Office des Nations Unies à Genève)

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21/10/2014
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