Prévention des disparitions forcées : la volonté politique est déterminante

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Disparitions forcées (Photo CICR )

 « La disparition forcée ébranle les valeurs les plus profondes de toute société dévouée au respect de l’état de droit, des droits de l’homme et des libertés fondamentales », ont déclaré mardi 18 décembre, les membres du Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires. C'était à l’occasion du vingtième anniversaire de la Déclaration de 1992 sur la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

Grâce à cette Déclaration qui avait été adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 18 décembre 1992, beaucoup de progrès ont été réalisés ces vingt dernières années. Des réparations ont été versées, des commissions de vérité mises sur pied, des procès menés et des mémoriaux édifiés, sans oublier la codification du droit international sur ce sujet.

Mais les disparitions forcées continuent de se produire dans de nombreux pays, notamment dans les situations de conflit ou de troubles internes, ou comme outil de lutte contre le terrorisme ou le crime organisé, ont regretté les membres de ce Groupe de travail de l'ONU.

« Il faut mettre davantage l’accent sur les mesures de prévention des disparitions forcées et notamment conserver des registres de détenus accessibles et à jour dans tous les lieux de privation de liberté; garantir aux familles et aux avocats l’accès aux informations utiles et à tous ces lieux; et faire rapidement comparaître les personnes arrêtées devant une autorité judiciaire », préconise le Groupe de travail.

Selon les experts, l’élément essentiel pour prévenir et éliminer les disparitions forcées réside dans une volonté politique claire et ferme. «Les États devraient en faire davantage pour se débarrasser de ce fléau et enfin reléguer les disparitions forcées à un crime du passé. « Des efforts supplémentaires devraient être déployés pour établir la vérité, la justice et des réparations pour les victimes, ainsi que pour briser le cycle d’impunité qui entoure trop souvent ce crime » ont-ils souligné.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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23/10/2017
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