Philippines : les humanitaires au secours des victimes du typhon Bopha

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Aux Philippines, les organisations humanitaires ont lancé un appel de fonds de 65 millions de dollars pour venir en aide aux dizaines de milliers de victimes du typhon Bopha qui a ravagé récemment le sud de l'archipel. Le bilan actuel est de 647 morts, 70 milles maisons détruites et plus de 300 écoles endommagées.

Parmi ces humanitaires, l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations, indique que plusieurs survivants sont dans une situation tellement désespérée qu'ils ont quitté les abris d'urgence inondés et surpeuplés pour se diriger vers d'autres endroits.

L'OIM œuvre en collaboration étroite avec le gouvernement des Philippines et la communauté humanitaire pour évaluer les dégâts provoqués par le typhon Bopha qui s'est abattu sur Mindanao au sud des Philippines, mardi 4 décembre. Le typhon a diminué en intensité en passant de la catégorie 5 à la catégorie 3 des tempêtes tropicales et les premières conclusions font état de peu de victimes et de 155 000 personnes évacuées vers 187 abris d'urgence à Mindanao.

L'OIM déploie 15 personnes sur le terrain qui collaborent étroitement avec les responsables du gouvernement, les partenaires internationaux et locaux pour réaliser une évaluation globale des besoins humanitaires. Les couvertures et les matériaux pour la construction d'abris devraient être une priorité.

 

Malgré les améliorations météorologiques, la tempête a provoqué des inondations et des dégâts aux infrastructures et le gouvernement philippin évalue les besoins du pays en urgence. Parce que Mindanao n'est habituellement pas située dans la « ceinture des typhons », l'impact de la tempête a été d'autant plus traumatisant pour une population qui n'a pas l'habitude de gérer les conséquences d'un tel typhon et des fortes pluies et inondations qui ont inévitablement suivi.

Le soutien de l'OIM au gouvernement philippin comprend un système de gestion des informations connu sous le nom de Matrice de suivi des déplacements, qui suit précisément les mouvements des personnes déplacées qui arrivent dans les abris d'évacuation et les camps d'urgence. La Matrice est perçue comme un outil essentiel pour faire face aux urgences, en particulier dans les zones où beaucoup d'individus ont été déplacés.

(Extrait sonore : Jean-Philippe Chauzy, porte-parole de l'OIM)

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31/07/2014
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