Lutte contre le terrorisme : coup de projecteur sur le Sahel

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Dans notre rubrique coup de coeur et meilleures sélections de nos programmes en 2012, revenons sur les Nations Unies et les organismes qui leurs sont reliés, notamment l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité, les fonds, agences et programmes des Nations Unies qui s'emploient depuis des décennies à lutter contre le terrorisme.

Une stratégie globale des Nations Unies contre le terrorisme a d’ailleurs été adoptée en 2006 à cet effet.

La création du Comité contre le terrorisme par le Conseil de sécurité en 2001 et plus tard de sa direction exécutive, a marqué un véritable tournant dans la lutte antiterroriste au sein du système des Nations Unies.

La Direction exécutive du Comité contre le terrorisme comprend une quarantaine de fonctionnaires, dont la moitié environ sont des experts juridiques qui analysent les rapports présentés par les États dans des domaines comme la rédaction des lois, le financement du terrorisme, la douane et le contrôle des frontières, la police et le maintien de l'ordre, la législation relative aux réfugiés et aux migrants, le trafic d'armes et la sécurité maritime et des transports.

Jean-Philippe Morange juriste officiant pour le compte de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme, travaille sur le dossier du Sahel. Il a participé en décembre 2011 à une mission d'évaluation inter-agence en Afrique. La mission s'est rendue au Sénégal, au Mali, au Niger, en Mauritanie au Tchad et au Nigéria.

La mission de trois semaines a permis de donné aux participants la possibilité de s'enquérir de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région et de contribuer à une stratégie des Nations Unies pour le Sahel qui sera présentée lors d'une réunion aux Nations Unies le 26 septembre prochain.

Dans l'interview qu'il a accordée à la Radio des Nations Unies, Jean-Philippe Morange explique que la dérive du nord du Mali est due en partie à l'absence d'une présence étatique et sécuritaire dans la région et celle de mécanismes permettant une coopération au niveau local, national et régional.

Il estime qu'il n'est pas possible de combattre le terrorisme sans développer des mécanismes de coopération régionale et aider les pays à se doter des infrastructures de base qui leur permettent de contrôler leurs frontières et de lutter efficacement contre la criminalité transfrontalière et la prolifération des armes illégales.

(Interview : Jean-Philippe Morange, Juriste à la Direction Exécutive du Comité contre le terrorisme (DECT); propos recueillis par Maha Fayek)

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30/09/2014
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