Les écarts de salaires entre hommes et femmes diminuent, constate l'OIT

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L’écart de rémunération entre hommes et femmes a reculé au cours des années de crise dans la plupart des pays, mais pas toujours pour les bonnes raisons, selon le Rapport mondial sur les salaires 2012/13 que vient de faire paraître l’Organisation internationale du Travail (OIT).

«Dans certains cas, cela est lié à la situation des hommes sur le marché du travail, qui s’est détériorée tandis que celle des femmes s’améliorait ou restait inchangée», a déclaré Kristen Sobeck, l’une des coauteurs du Rapport mondial sur les salaires 2012/13.

En Estonie, par exemple, l’évolution des écarts de rémunération entre hommes et femmes est généralement cyclique: ils augmentent en période de croissance et diminuent pendant les phases de récession.

Dans certains pays du Moyen-Orient, peu de femmes disposent d’un travail et celles qui disposent d’un emploi gagnent plus que les hommes. En Syrie, par exemple, seuls 13% des femmes étaient économiquement actives en 2010, avant la guerre civile, mais 74% d’entre elles travaillaient dans le secteur public, où les salaires sont une fois et demie supérieurs à ceux du secteur privé.

En Norvège, les écarts de salaire horaire sont plus faibles pour le travail à temps partiel. Ainsi, les hommes et les femmes qui travaillent à temps partiel touchent une paie similaire.

On relève des différences majeures dans le monde quand il s’agit de savoir combien les hommes et les femmes sont payés. Les statistiques varient parfois en fonction du fait que l’on considère les employés selon qu’ils travaillent à temps complet ou à temps partiel.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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20/10/2017
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