Haïti : des besoins urgents persistent dans l'aide aux déplacés

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un camp pour les personnes déplacées à Port-au-Prince, Haïti. UN Photo

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et ses partenaires viennent de publier des statistiques sur le nombre de personnes déplacées qui restent dans les camps et basés sur les données fournies par le programme de gestion et de coordination des camps. Ces statistiques fournissent des informations démographiques détaillées sur les 360.000 Haïtiens qui vivent encore dans 496 sites à travers le pays, ainsi que des détails sur les besoins pour mettre fin à la crise du déplacement en cours.

L'analyse de l'enregistrement des personnes déplacées à l'intérieur du pays pour 2012 montre qu'entre janvier et août 2012, au moins 84% de la population vivant dans les camps en 2012 était déjà là en 2010, ce qui confirme que, très probablement, ces gens ont vécu sur ces sites depuis le tremblement de terre de janvier 2010.

 

L’analyse confirme également que 58% de personnes sont encore au chômage. La majorité (57%) des ménages dans les camps, sont dirigés par 34% de femmes et 23% des hommes. C'est une réalité qui ajoute encore, selon l'OIM, la difficulté d’obtenir une activité génératrice de revenus.

 

Les données montrent également qu’environ 86% des personnes dans les camps ne sont pas propriétaires d’une maison et doivent louer un bien immobilier dans le but de quitter les camps. Ceci, couplé avec le fait que plus de la moitié des résidents adultes du camp sont actuellement au chômage, souligne la nécessité d’une assistance et d'un soutien continu pour assurer la fin de la crise du déplacement en Haïti.

(Extrait sonore : Jean-Philippe Chauzy, porte-parole de l'OIM)

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16/09/2014
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