« Fonds vautours » : les gouvernements doivent les combattre, selon un expert de l'ONU

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L’expert indépendant des Nations Unies sur la dette extérieure et les droits de l’homme, Cephas Lumina (Photo: ONU/Jean-Marc Ferré)

L’expert indépendant des Nations Unies sur la dette extérieure et les droits de l’homme, Cephas Lumina, a exhorté jeudi 13 décembre les gouvernements de tous les pays à ne pas permettre aux « fonds vautours » de paralyser les programmes internationaux de réduction de la dette des pays lourdement endettés.

Il a aussi exprimé sa préoccupation devant la confiscation d’un navire argentin. Le bateau « ARA Libertad » a été arraisonné le 2 octobre 2012 dans le port de Tema, au Ghana, suite à la saisine, par le « fonds vautour » NML Capital Limited, d’un tribunal ghanéen, suite au refus de l’Argentine de payer ce créancier. Le Tribunal international du droit de la mer se prononcera sur cette dispute entre le Ghana et l’Argentine ce 15 décembre.

Selon Cephas Lumina, les fonds vautours comme NML Capital ne devraient pas pouvoir racheter les dettes des entreprises ou des États en difficultés sur le marché secondaire, pour une somme nettement inférieure à sa valeur nominale et ensuite exiger le remboursement intégral de la dette avec intérêts, pénalités et frais de justice ou confisquer les biens des pays fortement endettés afin de tenter de les forcer à rembourser.

Les principes directeurs de l’ONU sur les dettes internationales et les droits de l’homme, approuvés par le Conseil des droits de l’homme en juin 2012, stipulent que les États, les institutions financières internationales et les entreprises ont l’obligation de s’abstenir de formuler, d’adopter, de financer et de mettre en œuvre des politiques et des programmes qui entravent directement ou indirectement le respect des droits de l’homme.

 (Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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20/10/2017
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