Économie mondiale en 2013 : menace d'une nouvelle récession

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L'économie mondiale est en grand danger de connaître une nouvelle récession, indique le rapport de l'ONU « Situation et perspectives de l'économie mondiale 2013 », lancé ce matin au cours d'une conférence de presse au Siège des Nations Unies à New York. Ce document a été présenté par Shamshad Akhtar, Sous-Secrétaire général de l'ONU au développement économique et Robert Vos, le chef de l'équipe qui a rédigé ce rapport. Le point avec Jean-Pierre Amisi Ramazani.

La croissance de l'économie mondiale a considérablement ralenti cette année et elle devrait rester dans cette situation au cours des deux prochaines années, selon le rapport Situation et perspectives de l'économie mondiale en 2013. En effet, l'économie mondiale devrait connaître une croissance de 2,4% en 2013 et de 3,2% en 2014, ce qui représente une baisse importante par rapport aux prévisions de l'ONU d'il y a six mois. Ce type de croissance ne suffira manifestement pas à surmonter la crise de l'emploi que tant de pays traversent actuellement.

Le rapport souligne que les faiblesses des principales économies développées sont à l'origine du ralentissement de l'activité économique mondiale. Il montre que la plupart d'entre elles, en particulier en Europe, sont prises dans un cercle vicieux, où l'austérité budgétaire affaiblit une croissance déjà trop lente, renforçant ainsi le chômage élevé, la fragilité du secteur financier et les risques liées à la dette souveraine.

Il est essentiel de redresser la barre en matière de politique budgétaire, selon le rapport de l'ONU, et de se focaliser non plus sur une consolidation à court terme mais sur une croissance économique robuste avec une viabilité budgétaire à moyen et long terme. Il recommande également une meilleure coordination internationale des politiques monétaires et une réforme accélérée de la réglementation des secteurs financiers, afin d'endiguer la volatilité des taux de change et des mouvements de capitaux.

Le rapport de l'ONU souligne aussi qu'il est nécessaire de garantir une aide au développement suffisante pour aider les nations les plus pauvres à progresser plus rapidement dans la réalisation de leurs objectifs de réduction de la pauvreté et à investir dans le développement durable.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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17/10/2017
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