Conférence de presse de fin d'année : « 2012, année tumultueuse » selon Ban Ki-moon

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Secrétaire général Ban ki-moon (Photo : ONU)

Comme à l'accoutumée, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a donné une conférence de presse au Siège des Nations Unies à New York, pour synthétiser les principales questions traitées par les Nations Unies au cours de l'année 2012

Dans son mot d'introduction aux journalistes accrédités au Siège des Nations Unies à New York, Ban Ki-moon a qualifié l'année 2012 de tumultueuse au cours de laquelle des conflits ont éclaté passant de la Syrie au Sahel, de l'Est de la République démocratique du Congo au Moyen-Orient. Les Nations Unies étaient une fois encore dans l'obligation de redoubler d'efforts pour arrêter les conflits et restaurer la paix.

Concernant la Syrie, le Secrétaire général des Nations Unies a constaté que ce conflit qui s'est déroulé tout au long de l'année 2012 a eu des conséquences catastrophiques sur le plan humanitaire, non seulement en Syrie même, mais aussi dans toute la région. Au moment où l’opposition syrienne se rassemble et s'organise, Ban Ki-moon s'est dit profondément préoccupé par la militarisation accrue du conflit et la possibilité pour les atrocités sectaires.

Devant cette situation, le Secrétaire général des Nations Unies a visité récemment les réfugiés syriens en Jordanie et en Turquie pour se rendre compte des conditions dans lesquelles ils vivent. Ces derniers ont présenté leurs doléances au Chef de l'ONU et exprimé des griefs suite à la destruction de leurs villes et villages.

Ban Ki-moon a ajouté, sur la question syrienne, que l’exode des Syriens a atteint plus de 500.000 personnes. Il va grandir en nombre pendant que les combats font rage dans le pays, et en intensité à mesure que l’hiver s’installe.

« Je demande à la communauté internationale de répondre d’urgence et avec générosité à l’appel humanitaire lancé aujourd’hui à Genève ». « J’exhorte la communauté internationale à s’unir derrière les efforts de médiation de l’Envoyé spécial conjoint sur la Syrie, Lakhdar Brahimi », a-t-il déclaré.

Autre crise…..c'est celle qui se déroule en Afrique, plus précisément dans la région du Sahel où quelque 20 millions de personnes dans neuf pays sont touchées par la sécheresse, la faim, la mauvaise gouvernance, le trafic de drogue, le terrorisme et l’extrémisme. Mais la situation au Mali est particulièrement préoccupante et urgente.

« Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider les Maliens à restaurer la démocratie, récupérer leur territoire, à et mettre fin aux violations choquantes des droits de l’homme » a souligné le Secrétaire général des Nations Unies. Il a ajouté que le dialogue et les négociations doivent se poursuivre sérieusement pendant que les options militaires sont soigneusement examinées. Ban Ki-moon a salué la nomination du nouveau Premier ministre Cissoko …..nomination qui, selon lui, constitue une opportunité de donner un nouvel élan au processus politique au Mali.

Afrique toujours, mais cette fois-ci en République démocratique du Congo. Ban Ki-moon a indiqué que l'Est de la RDC reste le théâtre d’instabilité, y compris les violences sexuelles commises par des combattants de tous les côtés. Le temps est venu pour la communauté internationale à repenser son approche sur la crise en RDC et dans la région des Grands Lacs. Les causes sous-jacentes du conflit dans la région doivent être abordées de manière globale, a-t-il ajouté.

Un autre foyer de tensions est localisé en Asie du Nord, dans la péninsule coréenne où un lancement de fusée provocatrice par la République populaire démocratique de Corée a suscité des craintes dans la région et défié la communauté internationale. Le Secrétaire général espère que des consultations du Conseil de sécurité sur cette question aboutiront à des décisions pour garantir la paix dans cette région.

Concernant le Pakistan, Ban Ki-moon a vivement condamné l'assassinat d'un membre d'une équipe médicale qui travaillait dans le cadre d'une campagne de vaccination contre la polio dans ce pays. « Cet assassinat est inexcusable » a-t-il martelé.

Le Secrétaire général a ensuite fait un survol d'autres dossiers d'actualité, tels que la situation en Egypte, en Israël et dans les territoires palestiniens, le changement climatique avec les résolutions de la Conférence de Doha, ainsi que les objectifs du Millénaire pour le développement, avant de se prêter au jeu des questions et réponses avec les journalistes.

(Extraits sonores : Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies ; mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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13/12/2017
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