Changement climatique : les priorités de Ban Ki-moon à la Conférence de Doha

Écouter /

Abdullah bin Hamad Al-Attiyah, nouveau Président de la Conférence des Nations Unies pour le changement climatique, COP18/CMP8 (18ème session de la Conférence des parties et 8ème session de la Conférence des parties servant à la réunion des parties au Protocole de Kyoto), lors de l'ouverture de la Conférence à Doha, au Qatar (Photo : CCNUCC/Jan Golinski)

Des représentants de gouvernements, d’organisations internationales ainsi que d’ONG sont réunis depuis le 26 novembre jusqu'au 7 décembre à Doha, au Qatar, dans le cadre de la dix-huitième session de la Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). L'ambition de cette Conférence est de définir et mettre en œuvre des mesures visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020.

Le Secrétaire général des Nations Unies qui est en tournée dans cette région, s'est exprimé mardi 4 décembre au segment de Haut niveau de la Conférence à Doha. Devant des centaines de participants à la Conférence de Doha, parmi lesquels les délégués des 195 États Parties au Protocole de Kyoto, Ban Ki-moon a souligné que le Protocole de Kyoto demeure le plus proche que nous ayons pour parvenir à un accord global et contraignant sur le climat.

Il a lancé un appel aux gouvernements pour qu'ils parviennent aux résultats palpables au cours de cette Conférence. Il s’agit tout d'abord, selon le Secrétaire général des Nations Unies, de faire des progrès pour le financement à long terme des préoccupations liées au climat. Il faudrait s'assurer aussi que les institutions mises en place, au cours des conférences de Cancun et de Durban pour atténuer les conséquences du changement climatique et de l’adaptation des pays en développement, notamment « le Fonds vert pour le climat » ainsi que le « Centre et le réseau de technologie climatique », sont entièrement équipées et efficaces.

Ban Ki-moon a insisté sur la nécessité que les gouvernements démontrent sans ambiguïté que les négociations sur un instrument global et juridiquement contraignant reste sur la bonne voie. Enfin le Secrétaire général a demandé aux gouvernements de montrer comment ils comptent agir sur l’écart entre les engagements d’atténuation et ce qui est nécessaire pour atteindre l’objectif d'empêcher la hausse des températures dans le monde de plus de 2°Celsius.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

Le dernier journal
Le dernier journal
22/04/2014
Loading the player ...