Assemblée générale : la lutte contre les mutilations génitales féminines s'intensifie

Écouter /

L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution sur «l'Intensification de l'action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines (MGF)».

La campagne internationale qui a mené à cette résolution s'inscrit dans un long processus entrepris depuis de nombreuses années. Elle tire sa source des recommandations issues des conférences de haut niveau sur les MGF depuis 2003 dont celle de Dakar en avril 2010.

Au cours de cette conférence de Dakar, les représentants de gouvernements, membres de parlements et intervenants des 28 Etats africains concernés par la pratique des MGF, dans leur déclaration finale, ont demandé aux gouvernements avec l'appui des organisations régionales et internationales d'élaborer une résolution pour l'interdiction mondiale des MGF par l'Assemblée générale des Nations Unies.

Peu de temps après la conférence de Dakar, les parlementaires de l'Ouganda et de la Côte d'Ivoire, sous l'impulsion de leurs représentants à ladite conférence, ont adopté des motions encourageant leurs gouvernements à soutenir l'initiative demandant que l'Assemblée générale des Nations Unies adopte au plus vite une résolution interdisant mondialement les MGF.

Afin de soutenir cette proposition et en assurer un meilleur suivi et une bonne coordination des activités de terrain, il a été mis en place une coalition d'ONG pour l'interdiction mondiale des MGF.

Dès sa constitution, la coalition d'ONG composée du Comité Inter-africain sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants (CI-AF), de No Peace Without Justice et de la Palabre, a initié de nombreuses campagnes d'information, de sensibilisation, de communication et de plaidoyer au plan national, régional et international, avec l'appui considérable de la Coordinatrice de la Campagne Chantal Compaoré, Première Dame du Burkina Faso et de celui de la Vice-présidente du Sénat italien Emma Bonino.

La sensibilisation s'est poursuivie à travers la célébration de la journée internationale de la tolérance zéro aux MGF, le 6 février 2012, dont le thème était « De Malabo à New York : Supportons une résolution à l'Assemblée générale des Nations Unies interdisant les MGF dans le monde ». Cette célébration est observée depuis le 6 février 2003 par la communauté internationale dont les pays africains sont à l'avant-garde.

La conséquence des efforts conjugués au cours des dernières années a été la progression considérable de la campagne surtout après le sommet de l'Union Africaine tenue à Malabo en juillet 2011.

En effet, le Gouvernement burkinabé qui a constamment œuvré pour l'élimination des MGF au niveau national et régional a présenté un projet de décision à l'Union africaine pour soutenir l'initiative en cours aux Nations Unies.

La Décision intitulée « Appui au Projet de Résolution de la 66e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies interdisant les mutilations génitales féminines dans le monde entier » a été adoptée le 1er juillet 2011 par consensus par les chefs d’Etat africains, et comme tel, contribue depuis à consolider un système unifié à l’échelle continentale.

Dans l'interview qu'elle a accordée à la Radio des Nations Unies, Chantal Compaoré, Première Dame du Burkina Faso, revient sur les progrès qui ont été accomplis au plan national, régional et international et qui ont mené à cette journée historique d'aujourd'hui.

Interview : Chantal Compaoré, Première Dame du Burkina Faso, Coordinatrice de la Campagne Internationale pour l'élimination des MGF' Ambassadrice de bonne volonté du Comité Interafricain sur les pratiques traditionnelles, ayant effet sur la santé des femmes et des enfants (CI-AF)

Ecoutez l'intégral de l'interview avec Chantal Compaoré dans sa lutte pour l'élimination des mutilations génitales féminines Écouter /
LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
23/10/2017
Loading the player ...