Somalie : la FAO aide à rentabiliser les carcasses du bétail

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Chaque jour, des dizaines de milliers de chameaux sont abattus en Somalie, un pays où la viande figure en bonne place dans pratiquement tous les plats cuisinés. Des tonnes d’os, de peaux, de sabots et d’autres abats culturellement indésirables finissent à la poubelle.

Grâce à un projet financé par le Royaume-Uni, la FAO encourage les communautés locales à améliorer leurs revenus en traitant les peaux, en fabriquant du savon à partir de la moelle osseuse et en façonnant des œuvres artisanales avec les os des bêtes abattues. Dès la première année, cette initiative a débouché sur des résultats surprenants.

Après deux décennies de guerres, de sécheresses et de sous-développement, la Somalie n’a presque plus d’industries locales capables de fournir au marché des produits de base comme le savon. Au Somaliland, moins touché par les conflits récents, le projet représente une lueur d’espoir et un exemple que le reste du pays pourrait suivre.

Au cours de la première année du projet, qui porte le nom de SEED, plus d’une centaine de stagiaires ont appris à fabriquer des colliers, des bracelets, des vases, des perles, des peignes et bien d’autres produits.

Dans la plupart des régions de Somalie, le bétail est vendu en fonction d’une évaluation visuelle. Les dromadaires représentent un énorme business en Somalie, avec une valeur d’exportation annuelle estimée à plus de 250 millions de dollars. Avec les activités du projet SEED, la production intérieure de viande du pays est en train d’acquérir de la valeur ajoutée en exploitant ce qui n’était auparavant que déchets.

Lentement mais sûrement, savon et produits artisanaux poursuivent leur percée sur le marché somalien. On projette à présent de généraliser ces idées dans toute la Somalie, afin de créer plus d’emplois et de revenus dans ce pays déchiré par les conflits armés.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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26/08/2014
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