Journée internationale : mettre un terme à la violence à l'égard des femmes

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La communauté internationale a observé le 25 novembre, la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Les gouvernements, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales organisent à cette occasion des activités conçues pour sensibiliser l’opinion à ce problème. Dans son message sur cette Journée, le Secrétaire général des Nations a déploré mercredi 28 novembre à New York que dans le monde entier, des millions de femmes et de filles sont agressées, battues, violées, mutilées ou même assassinées, victimes en cela de violations choquantes de leurs droits fondamentaux. Selon lui le monde doit remettre en cause les fondements mêmes de la culture de discrimination qui permet à la violence de se perpétuer.

Les Nations Unies indiquent que des progrès importants ont été accomplis dans l′établissement de normes et standards internationaux. Des instruments juridiques et politiques régionaux et internationaux ont clarifié l′obligation des pays d′éradiquer et de punir la violence à l′égard des femmes. Cependant, certains États ne satisfont pas les exigences du cadre juridique et politique international.

La violence à l′égard des femmes doit faire l′objet d′une priorité à tous les niveaux. Elle n′a pas été suffisamment placée au rang de priorité pour permettre un changement significatif. Le leadership et la volonté politique sont critiques. Le besoin d′investissement en matière de ressources et d′assistance régulière, notamment dans les pays les moins développés et dans ceux émergeant de conflits est grand. Une approche plus cohérente et stratégique s′impose de la part de tous les acteurs, y compris les gouvernements, la communauté internationale et la société civile.

Les preuves sont irréfutables constate l'ONU. D’après un sondage effectué dans 71 pays, la violence à l′égard des femmes est grave et omniprésente dans le monde entier. Il y a néanmoins un besoin urgent de renforcer la collecte de données de manière à servir de base aux politiques. Un grand nombre de pays manquent de données fiables et il est difficile de comparer utilement les informations existantes. Peu de pays recueillent régulièrement des informations qui permettraient de mesurer l′évolution au fil du temps.

(Extrait sonore : Marina Mancinelli de « ONU Femmes » ; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)