Violence au Myanmar : les droits humains doivent être au cœur des réformes, selon l’ONU

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Les Nations Unies ont appelé jeudi 25 octobre, les autorités du Myanmar à prendre des mesures urgentes contre la violence dans l’ouest du pays et à mettre les droits humains au cœur de leurs réformes.

Les affrontements entre les communautés musulmanes et bouddhistes dans le nord de l’État de Rakhine ont entraîné des dizaines de morts, des centaines d’arrestations et de milliers de déplacés.

Selon Martin Nisersky, porte-parole de Ban Ki-moon, le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Myanmar, Vijay Nambiar, a déclaré que les dernières attaques sont « profondément troublantes ».  Elles risquent de provoquer, selon lui, l'engrenage de la violence et de faire reculer les efforts nationaux d'ouverture dans ce pays.

Pour Tomás Ojea Quintana, le Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Myanmar, l'origine principale de cette violence réside dans le fait que la communauté musulmane du peuple Rohingya a souffert de décennies de discrimination. Cela a pour conséquence, l'état de violence qui se produit aujourd’hui.

Lors de la présentation de son rapport à l’Assemblée générale, le Rapporteur spécial avait souligné qu’il était impératif que le gouvernement birman mette en œuvre une politique d’intégration et de réconciliation à long terme, et que le processus de réforme du pays soit fondé sur les droits de l’homme.

Environ 800.000 membres de la communauté musulmane Rohingya vivent au Myanmar. Ils sont aujourd'hui apatrides. Leur citoyenneté n’est reconnue ni par les autorités birmanes, à majorité bouddhiste, ni par les autorités du Bangladesh.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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16/10/2017
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