Syrie : le rapatriement des migrants vulnérables menacé par le manque de fonds

Écouter /

Parmi les milliers de civils touchés par les violences en Syrie, figurent de nombreux migrants qui demandent l’aide de l’OIM pour rentrer chez eux.

En Syrie, plus de 6 000 migrants d'une vingtaine de pays ont demandé à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), par le biais de leurs ambassades, de les aider à rentrer chez eux. Jusqu’ici, l’OIM a pu aider quelque 2000 immigrés désireux de quitter la Syrie. Or le manque de financement pourrait retarder ces opérations de rapatriement. L'OIM rappelle que ces immigrés souhaitant rentrer chez eux sont particulièrement vulnérables, à savoir des enfants mineurs, des personnes âgées, des femmes enceintes et des malades.

L'OIM lance donc un appel de 20,7 millions de dollars pour continuer à fournir une aide vitale en Syrie et dans les pays voisins, afin de subvenir aux besoins des migrants vulnérables et des communautés d'accueil pris dans le conflit. A ce jour, les Etats-Unis, la Slovaquie, la Suisse et le Fonds central des Nations Unies pour les interventions d'urgence (CERF) ont donné 3,3 millions de dollar pour aider à rapatrier les migrants vulnérables de Syrie ou à distribuer de l'aide non alimentaire en Syrie.

La majorité des migrants en Syrie sont des femmes employées domestiques, ressortissantes d’Indonésie, des Philippines, d’Ethiopie, Inde, Bangladesh et du Soudan du Sud. Beaucoup ont perdu leur emploi et sont bloquées dans des zones secouées par les violences.

Le retour des immigrés dans leur pays est entravé par le manque de documents de voyage, des dettes dues aux agences de recrutement, l’insécurité et le manque d’argent pour acheter des billets d’avion.

D'après le HCR, 2,5 millions de personnes avaient besoin d'aide humanitaire en août, par rapport à seulement 250 000 en avril. Sur ces 2,5 millions, 1,5 sont déplacées à l'intérieur même du pays. Les enfants, les personnes âgées et les malades sont les plus vulnérables et bon nombre ont besoin de couvertures, de vêtements chauds et de chaussures, car les températures chutent dans la région.

(Extrait sonore : Jean-Philippe Chauzy, porte-parole de l'OIM)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
11/12/2017
Loading the player ...