Namibie: «les inégalités inacceptables persistent 20 ans après l’indépendance», selon une experte de l'ONU

Écouter /

Magdalena Sepúlveda, Rapporteur spécial de l’ONU sur l'extrême pauvreté. Photo: M. Garten

A la fin de sa première mission en Namibie, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits humains, Magdalena Sepúlveda, a indiqué lundi 8 octobre que plus de deux décennies après l’indépendance, la société namibienne est toujours en proie à des niveaux inacceptables d’inégalité. Cela en fonction du sexe, de la race, de la région, de l'ethnie ou de la classe sociale.

 ”Bien que je reconnaisse l’héritage néfaste du colonialisme, les progrès n’ont pas été reçue au rythme nécessaire”, a déclaré Sepúlveda, rappelant que la Namibie qui jouit d’une stabilité politique et une croissance économique soutenue depuis l’indépendance, est riche en ressources naturelles et a un PIB qui le classe comme un pays à revenu intermédiaire.

 «Le fait que le pays reste l’un des plus inégalitaires au monde est un signe clair que les bénéfices de la croissance économique n’ont pas touché les pauvres», a-t-elle ajouté.

“En Namibie, la pauvreté a un visage de femme», a souligné le Rapporteur spécial de l'ONU en notant que les femmes continuent d’être marginalisées économiquement, ont un accès inégal à la terre et aux ressources productives, et sont touchés de manière disproportionnée par le chômage et le VIH / SIDA.

Dans ses conclusions préliminaires à l’issue de sa mission, Magdalena Sepúlveda a formulé des recommandations spécifiques dans les domaines de la santé, l’éducation, l’emploi, la protection sociale, l’accès à la terre, au logement et à l’égalité entre les sexes. Le Rapporteur spécial présentera un rapport complet sur la Namibie en juin 2013, au Conseil des droits de l'homme à Genève.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
17/10/2017
Loading the player ...