Le Burundi demande aux donateurs un peu plus d’un milliard de dollars

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L’éducation est l’une des priorités du Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté du Burundi.

Le Burundi a demandé, ce lundi à Genève, aux donateurs internationaux un peu plus d’un milliard de dollars pour l’aider à financer ses programmes de développement pour les quatre prochaines années. L'annonce a été faite par le vice-président du Burundi, Gervais Rufyikiri, en marge d'une conférence de donateurs qui se tient les 29 et 30 octobre à Genève.

Concernant les besoins financiers du Burundi, le haut responsable a indiqué que son pays évaluait à 2,1 milliards de dollars les fonds nécessaires pour mettre en place le Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté (CSLP II), couvrant la période 2012-2016. Bujumbura estime qu’il sera capable de mobiliser « 48% de ce montant ». Le reste est sollicité comme appui des différents partenaires.

Le vice-président du Burundi s’est par ailleurs déclaré « optimiste » quant aux engagements attendus des donateurs, au vu des contacts préliminaires menés par le Burundi.

Organisée sous l'égide du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la conférence vise aussi à présenter les résultats du développement du Burundi durant ces cinq dernières années et de mobiliser les ressources nécessaires au financement du Programme d'Actions Prioritaires de mise en œuvre du CSLP II.

Quatre axes stratégiques soutiennent la vision d'une croissance durable exprimée par le Gouvernement burundais à travers le CSLP II et constituent le cadre fédérateur de toutes les politiques sectorielles et multisectorielles. Il s'agit d'abord du renforcement de l'Etat de droit avec la consolidation de la bonne gouvernance et la promotion de l'égalité genre. Bujumbura entend également transformer l'économie burundaise vers une croissance soutenue et génératrice d'emplois. Le Burundi entend aussi améliorer les taux d'accès et de la qualité des services sociaux de base ainsi que le renforcement du socle de la protection sociale. Enfin, il y a la gestion de l'espace et de l'environnement pour un développement durable.

Concernant la situation politique, le Burundi a traversé au cours de la dernière décennie, une longue période marquée par des conflits politiques répétitifs et une insécurité généralisée, faisant face ainsi à de grands défis liés notamment à la rupture de la cohésion sociale, au ralentissement du développement économique et à l'accentuation de la pauvreté.

(Extrait sonore : Gervais Rufyikiri. Vice-président du Burundi)

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23/10/2017
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