HCR : la multiplication des situations de crises met à rude épreuve les ressources de la communauté humanitaire

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António Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés(HCR)-Photo:HCR

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), António Guterres, a prévenu lundi que la combinaison de nouveaux conflits « majeurs et simultanés » à d’autres conflits persistants et irrésolus mettait à rude épreuve les ressources dont dispose la communauté humanitaire.

Lors de la réunion annuelle du Comité exécutif – l’organe directeur du HCR –, Antonio Guterres a indiqué que le Haut Commissariat faisait actuellement face à un nombre « sans précédent » de crises, avec l’apparition de nouvelles situations d’urgence en Syrie, au Mali, au Soudan, au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo (RDC).

« Déjà en 2011, lorsque les crises se succédaient, plus de 800.000 personnes dans le monde fuyaient leurs pays, soit en moyenne plus de 2.000 par jour. Cet exode a été le plus important de la décennie écoulée », a rappelé Antonio Guterres. « En 2012, et alors même que l’année n’est pas finie, on compte déjà plus de 700.000 réfugiés qui ont quitté la RDC, le Mali, le Soudan et la Syrie. »

Selon le Haut Commissaire, les coûts de l’assistance fournie à plus de 42 millions de personnes déracinées s’accroissent rapidement, avec la poursuite de déplacement à grande échelle, par exemple en Afghanistan ou en Somalie.

Selon António Guterres, pour inverser cette dynamique, le HCR examine scrupuleusement les plans d’achat, les limitant aux missions critiques, tandis que le réapprovisionnement des stocks est strictement contrôlé. De plus, le HCR – qui s’appuie sur les contributions volontaires – fait campagne auprès de donateurs non traditionnels, notamment dans le secteur privé.

Mettre fin à un conflit exige un règlement politique, a rappelé le Haut Commissaire. A cet égard, a-t-il souligné, les acteurs humanitaires devraient également faire davantage pour améliorer les perspectives de paix – moyennant un éventail d’interventions aux niveaux du plaidoyer, de l’éducation, des moyens de subsistance et d’autres activités pour renforcer l’autonomie parmi les populations réfugiées.

Intervenant à son tour devant le Comité exécutif du HCR, Omar Hilale, Ambassadeur, Représentant permanent du Royaume du Maroc auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, au nom du groupe africain, prend la mesure des efforts du HCR pour répondre aux crises au niveau international, que cela soit au Sahel, en République démocratique du Congo, dans la Corne de l'Afrique dans les deux Soudan ou ailleurs, le groupe africain prend la mesure des efforts du Haut Commissariat pour contribuer avec d'autres acteurs à la réponse humanitaire internationale. A cet égard, la crise au Sahel est politique, sécuritaire, alimentaire et humanitaire. Elle requiert une réponse multidimensionnelle et globale de la part de la communauté internationale. Le groupe africaine appelle le HCR a désigner cette zone comme “zone d'action prioritaire” pour adopter une approche intégrée avec les autres agences onusienne afin d'apporter des réponses globales et durables à la situation au Sahel.

(Extrait sonore : Omar Hilale, Représentant permanent du Royaume du Maroc auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, intervenant au nom du groupe africain)

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17/10/2017
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