FAO : stopper l’érosion des ressources zoogénétiques

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(Photo: FAO/Giuseppe Bizzarri)

Tandis que de nombreux pays s’activent pour stopper l’érosion de leurs ressources zoogénétiques, primordiales pour l’alimentation et l’agriculture, il reste un fossé à combler d’urgence.

Des représentants de près de 100 pays participent du 24 au 26 octobre à Rome, au Groupe de travail technique intergouvernemental réuni par la FAO, sur les ressources zoogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture afin d’examiner la mise en œuvre du Plan d’action mondial. Le Plan a été adopté en 2007 dans le but d’améliorer la gestion de la biodiversité des animaux d’élevage de la planète.

Les rapports de 80 pays sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan d’action mondial sur les ressources zoogénétiques ont été présentés le 24 octobre à cette conférence internationale. Ces documents montrent que les gouvernements sont en train de mettre en place des programmes destinés à inverser le déclin alarmant des nombres de races indigènes d’animaux d’élevage.

Des progrès dans ce domaine ont été plus marqués dans les pays développés. Mais de nombreux pays d’Afrique, du Proche-Orient, d’Amérique latine et des Caraïbes accusent du retard.

L’importance des races indigènes pour l’agriculture dérive du fait qu’elles sont adaptées aux conditions locales souvent rigoureuses, qu’elles renferment un matériel génétique unique servant aux programmes de reproduction et qu’elles sont souvent à la base des moyens de subsistance des ménages pauvres, étant plus faciles à élever que les races exotiques. Dans un monde menacé par le changement climatique, les races résistantes à la sécheresse, à la chaleur extrême ou aux maladies tropicales ont un rôle potentiel fondamental.

(Extrait sonore : Alizée Sauron, Division des ressources zoogénétiques à la FAO ; propos recueillis par Liliane Kambirigi)

Classé sous Environnement, Reportages.
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18/10/2017
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