Etat de droit: le rôle de la CPI examiné au cours d'un débat au Conseil de sécurité

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Juge Sang-Hyun Song, Président de la Cour pénale internationale

Un débat a eu lieu ce mercredi 17 octobre au Conseil de sécurité sur la promotion et le renforcement de l'Etat de droit dans les activités de maintien de la paix et de la sécurité internationales. Sous la présidence du Ministre des Affaires étrangères du Guatemala, Harold Caballeros, les membres du Conseil ont discuté, en présence de Ban Ki-moon, du rôle de la Cour pénale internationale (CPI) pour la paix et la justice. Et c'est pour la toute première fois qu'un Président de cette Cour, qui totalise actuellement 10 ans d'existence, s'est exprimé devant le Conseil de sécurité.

Le Président de la Cour pénale internationale, le Juge Sang-Hyun Song, a déclaré que dix ans après sa création, la CPI est pleinement opérationnelle à tous les niveaux. « Un jugement a été rendu au début de cette année au terme du premier procès. Un second jugement sera rendu bientôt et plusieurs autres cas sont encore au début du processus judiciaire », a-t-il indiqué. Les cas qui sont présentés à la CPI proviennent de sept situations nationales distinctes, dont trois ont été soumis par les États eux-mêmes et deux par le Conseil de sécurité.

Le Président de la CPI a ajouté que « un soutien international accru au travail de la CPI a été constaté au cours de nos dix premières années. De 60 Etats-Parties à la création de la CPI, 121 Etats ont adhéré à ce jour au Statut de Rome ».

Le monde est en train de passer d'une culture de l'impunité à une culture de l'état de droit et de l'obligation de répondre de ses actes. Le Guatemala qui préside le Conseil de sécurité, estime que les États pourraient s'employer davantage à affiner les moyens de mettre un terme à l'impunité et de faire en sorte que les auteurs d'atrocités de masse aient à en rendre compte. De plus, les États membres pourraient chercher à voir quelles possibilités aurait le Conseil de sécurité d'utiliser au mieux la Cour pénale internationale pour défendre l'état de droit et le principe de responsabilité précité. Des échanges d'éléments de preuve et d'informations entre le Conseil et la Cour seraient nécessaires à cet effet.

(Extrait sonore : Juge Sang-Hyun Song, Président de la Cour pénale internationale)

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20/10/2017
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