Droits de l'homme : Marie-Elise Gbedo confirme l'abolition de la peine de mort au Bénin

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Le Conseil des droits de l'homme a suivi ce 25 octobre à Genève, dans le cadre de la 14e session de l’Examen périodique universel, le rapport national du Bénin qui a été présenté par Maitre Marie-Elise Gbedo, Garde des sceaux et Ministre de la justice, de la législation et des droits de l'homme du Bénin. La ministre béninoise a mis l'accent, entre autres, dans son rapport sur l'abolition de la peine de mort au Bénin.

Le Bénin a franchi une nouvelle étape importante vers l'abolition de la peine de mort en adhérant le 5 juillet 2012, à un traité international qui interdit la peine capitale. Le Bénin est le 75e pays du monde à devenir État partie au Deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort (1989).

La ratification du Deuxième Protocole facultatif par le gouvernement du Bénin est une étape décisive, qui devra être suivie immédiatement de la promulgation de lois supprimant totalement la peine capitale du droit national.

En abandonnant progressivement la peine de mort, le Bénin ouvre la voie à d'autres États de la région. Amnesty International a mené une campagne active en faveur de l'abolition de la peine de mort au Bénin. En adhérant au Deuxième Protocole facultatif, le Bénin s'engage à ne procéder à aucune exécution et à prendre toutes les mesures nécessaires pour abolir la peine capitale sur son territoire.

Cependant, la peine de mort demeurera inscrite dans la législation béninoise jusqu'à ce que l'Assemblée nationale supprime les dispositions qui prévoient encore ce châtiment. Le Code pénal béninois prévoit toujours la peine de mort pour diverses infractions, mais les autorités n'ont procédé à aucune exécution depuis près de 25 ans.

Les dernières exécutions au Bénin remontent à septembre 1987 : deux personnes avaient alors été passées par les armes après avoir été condamnées à la peine capitale pour un meurtre rituel. L'année précédente, six personnes avaient été exécutées de la même manière après avoir été déclarées coupables de vol à main armée et de meurtre.

Le Bénin rejoint d'autres pays prenant le chemin de l'abolition de la peine capitale en Afrique. À ce jour, 16 pays africains ont aboli la peine de mort pour tous les crimes ; trois d'entre eux – le Burundi, le Gabon et le Togo – l'ont fait au cours des trois dernières années. Amnesty International considère que 22 autres, dont le Bénin, sont abolitionnistes dans la pratique. Cela signifie que sur le continent africain, comme dans le reste du monde, plus des deux tiers des pays ont aboli la peine de mort en droit ou dans la pratique.

(Extrait sonore : Maître Marie-Elise Gbedo, Garde des sceaux et Ministre de la justice, de la législation et des droits de l'homme du Bénin)

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16/04/2014
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