Changements climatiques : lancement à Genève d'un Cadre mondial pour les services climatologiques

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La désertification et la gestion des ressources en eau font partie des priorités de ce Cadre mondial pour les services climatologiques

Le Congrès météorologique mondial a entamé pour la première fois, ce lundi 29 octobre à Genève, une session extraordinaire afin d’adopter le plan de mise en œuvre et le mécanisme de gouvernance du nouveau Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC). Jusqu'au 31 octobre, les experts examineront les contours de ce Cadre mondial. L'organe, qui s’appuie sur les progrès scientifiques, fournira des services climatologiques fiables et pertinents, axés sur les utilisateurs, et fera en sorte que des centaines de millions de personnes vulnérables puissent en bénéficier. « Son succès sera mesuré par la mise en œuvre d'un partenariat global, efficace et durable ainsi que par le renforcement des services climatologiques nationaux et régionaux », a déclaré Michel Jarraud, Secrétaire général de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), lors de l'ouverture des travaux ce lundi à Genève.

Le Cadre mondial pour les services climatologiques permet aux chercheurs, ainsi qu’aux fournisseurs et aux utilisateurs d’informations, de conjuguer leurs efforts afin d’améliorer la qualité des services climatologiques et leur nombre dans le monde entier, en particulier dans les pays en développement.

L'OMM rappelle que les changements climatiques ont des incidences considérables sur chaque aspect de notre quotidien. Ils ont un effet sur la durabilité du développement rural et de l’urbanisme, la sécurité des approvisionnements en eau et la pérennité des moyens de défense contre les catastrophes et exercent une influence notamment sur la diversité des plantes cultivées et les façons culturales, la viabilité des projets concernant les énergies renouvelables, la résilience des infrastructures de transport, et les campagnes de santé publique et de lutte contre les maladies.

Principalement axé sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, la gestion des ressources en eau, la réduction des risques de catastrophes et la santé, le Cadre mondial pour les services climatologiques vise à tirer parti des acquis et à combler les lacunes.

Il est notamment composé d’une plate-forme dont l’objectif est de rapprocher les prestataires de services climatologiques et les utilisateurs, afin de faire en sorte que les informations scientifiques communiquées par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux soient compréhensibles et utiles pour tous les utilisateurs, qu’il s’agisse d’entreprises richissimes ou d’agriculteurs pratiquant une agriculture de subsistance.

Les Services météorologiques et hydrologiques nationaux tirent parti des progrès accomplis ces dernières décennies dans les domaines des observations, du traitement et de la modélisation des données et de la prévision du temps, pour établir des prévisions climatiques à plus longue échéance. Ces prévisions servent de référence pour les perspectives d’évolution saisonnières du climat, les veilles El Niño/La Niña, le suivi régional des situations de sécheresse, les systèmes d’avis de vagues de chaleur et de veille sanitaire et d’autres services climatologiques.

Selon les estimations, 70 pays, dont de nombreux États africains, ne disposent pas de services climatologiques adéquats et sont mal équipés pour faire face au défi que représentent les variations naturelles du climat et les changements climatiques dus aux activités humaines.

(Extrait sonore : Michel Jarraud, Secrétaire général de l’Organisation Météorologique Mondiale)

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14/12/2017
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