Assemblée générale : de la Syrie au développement durable le dernier jour du débat annuel reflète les préoccupations actuelles

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Les dix-neuvième et vingtième séances de la 67ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies réunie à New York depuis mardi dernier sont consacrées à la clôture du débat annuel de l'Assemblée. Ainsi, ce lundi, une trentaine d'orateurs sont inscrits, pour la plupart des ministres des affaires étrangères. Cela va du Venezuela aux Palaos en passant par le Botswana et le Saint-Siège.

Plus particulièrement ce matin, c'est le Canada qui est d'abord intervenu à la tribune à l'occasion de l'avant-dernière séance du débat général. Or, au lieu comme souvent de se concentrer sur les thèmes particuliers, politiques, régionaux ou de mettre l'accent sur une crise ou une exhortation particulière, la Radio des Nations Unies, une fois n'est pas coutume, a décidé de suivre l'ordre chronologique des premiers intervenants. Ce qui reflète finalement assez bien les préoccupations du moment.

Ainsi, le premier orateur de la journée, John Baird, le Ministre des affaires étrangères du Canada, après avoir souligné l'importante implication de son pays dans les activités de l'ONU, a fait valoir en français et en anglais, que tout comme les marins se servent pour s'orienter de l'étoile polaire, les Nations Unies doivent maintenir le cap pour atteindre les objectifs immuables de la prospérité, de la sécurité et de la dignité humaine.

Recourant aux mêmes langues, son homologue arménien, Edward Nalbandian a fustigé la brutalité de l'Azerbaïdjan qui continue de bloquer toute solution au conflit du Nagorno Karabakh.

En langue arabe, le Ministre du Sultanat d'Oman, Youssef Bin Alawi Bin Abdullah a lui déploré les heures sombres que connaissent la Syrie, la Somalie et les territoires palestiniens.

Dans la langue de Cervantès, le Ministre cubain, Bruno Rodriguez Parilla, a condamné la poursuite des sanctions américaines contre son pays et la volonté de Washington et de certains États européens de renverser par la force le régime syrien.

Enfin, dans la langue de Shakespeare, le chef de la diplomatie indienne, Shri S.M. Krishna, après avoir cité les défis du terrorisme, du désarmement, du développement et du changement climatique, a insisté sur la paix, le respect mutuel et la tolérance chers au Mahatma Gandhi.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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19/10/2017
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