Aquaculture : la FAO lance un partenariat mondial pour lutter contre la faim

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L'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé lundi le lancement d’une grande initiative internationale afin de mieux comprendre le rôle de l’aquaculture dans la sécurité alimentaire des pays pauvres.

Le projet, financé par l’Union européenne (UE) à hauteur d’un million d’euros, est géré par la FAO en partenariat avec une alliance mondiale de vingt organismes de développement, gouvernements et universités.

L’initiative aidera les pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV) d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine à élaborer des politiques durables pour améliorer les moyens d’existence de millions de pauvres.

« Les partenaires du projet travailleront en étroite collaboration avec les communautés de pêcheurs et se concentrera sur la recherche sur le terrain dans de nombreux pays en développement où l’aquaculture est un secteur porteur. Il élaborera des outils et des méthodologies visant à aider les partenaires à élaborer des politiques axées sur une meilleure contribution de l’aquaculture à la sécurité alimentaire et nutritionnelle », a déclaré Rohana Subasinghe, expert de la FAO en aquaculture et coordinateur du projet dans un communiqué de presse.

Le poisson représente la principale source de protéines pour 17% de la population mondiale – et pour près de 25% des habitants des PFRDV. Il est aussi une source importante d’acides gras oméga-3 qui contribuent au développement du cœur et du cerveau et protègent des risques de maladies cardiovasculaires. Près de 50% du poisson que nous consommons aujourd’hui est issu de l’aquaculture.

Bien que l’aquaculture soit considérée comme ayant un rôle central dans la lutte contre la faim, on ne connaît pas exactement son impact sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et sur la réduction de la pauvreté dans les pays en développement.

Compte tenu des projections de croissance démographique, des demandes croissantes de produits de la pêche et de la production stable des pêches de capture, l’aquaculture devra être développée pour satisfaire la demande future de poisson.

Le nouveau partenariat représente les régions du monde où l’aquaculture joue un rôle majeur et contribue aux moyens de subsistance de millions de petits pêcheurs. Il comprend également des institutions clés dotées d’une vaste expertise dans la recherche, la mise en œuvre des projets de développement et la vulgarisation.

Le partenariat mettra au point de nouveaux moyens de mesurer la contribution de l’aquaculture grâce à de meilleurs outils et à des évaluations plus systématiques et quantitatives. Il élaborera en outre des stratégies visant à améliorer l’impact de l’aquaculture sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la réduction de la pauvreté.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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20/10/2014
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