Zimbabwe : Robert Mugabe réitère son appel en faveur d'une levée des sanctions

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Lors de son intervention dans le cadre du débat général de l'Assemblée générale des Nations Unies cette semaine, le président du Zimbabwe, Robert Mugabe a émis le souhait de voir les Nations Unies continuer à jouer le rôle de garant de la paix mondiale, en s'assurant qu'aucun État Membre ou groupe d'États n'en abuse.

Robert Mugabe a exprimé ses regrets de voir que les dispositions de la Charte des Nations Unies relatives au règlement pacifique des différends avaient, à certaines occasions, été ignorées par le Conseil de sécurité. Selon lui, il semblerait ”qu'il y ait un appétit insatiable pour la guerre, les embargos, les sanctions et autres mesures punitives”.

Au chapitre de la violence, le Président du Zimbabwe a vivement réfuté le recours aux assassinats et aux meurtres lâches; tant celui de Chris Stevens, l'ambassadeur américain tué en Libye – il y a un peu plus de deux semaines -, que celui de Kadhafi et de certains membres de sa famille assassinés l'année dernière dans ce même pays.

Dans une interview exclusive accordée à la Radio des Nations Unies, il a appelé les Américains à exercer plus de prudence dans leur politique à l'égard du Continent. ”Nous ouvrons grands les bras à tous ce qui veulent avoir des partenariats fructueux avec nous, mais le changement doit émaner de chez nous. Les changements de régimes sont l'affaire des peuples, des vrais propriétaires du pays et ne doivent pas s'imposer de l'extérieur”, a-t-il martelé.

Robert Mugabe a enfin condamné les sanctions économiques imposées à son pays, en dépit du consensus international en faveur de leur levée inconditionnelle. Il souligné que plusieurs pays ont des relations économiques avec le Zimbabwe et coopèrent avec son pays.  ”Sur cette question des sanctions, plusieurs pays ont considéré que nous étions les victimes, à cause de la question de la terre. Tony Blair n'a pas respecté ce qui avait été convenu avec le gouvernement de Margaret Thatcher. Nous voulions des compensations pour nos fermiers, mais il en a décidé autrement et a invité les Européens à le rejoindre en nous imposant des sanctions. Cependant, la plupart des pays savent que ces dites mesures correctives sont injustes. Ils nous font confiance et veulent travailler avec nous. C'est grâce à leur collaboration, d'ailleurs, que le Zimbabwe a pu résister à cet embargo”, a-t-il souligné.

Depuis la Tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, Robert Mugabe a donc appelé les pays qui continuent à imposer des sanctions au Zimbabwe, à revoir leur position, invoquant les souffrances de son peuple.

(Mise en perspective de Maha Fayek; avec des extraits sonores de Robert Mugabe, Président du Zimbabwe)

 

 

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23/10/2017
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