Syrie : Navi Pillay demande ''une enquête immédiate''sur le massacre de Daraya

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La situation en Syrie a été au cœur des débats lors de l’ouverture de la 21e session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève. Choquée par le massacre commis à Daraya, en Syrie, la Chef des droits de l'homme de l'ONU demande une « enquête immédiate » approfondie sur cet incident. Navi Pillay demande au Gouvernement syrien de garantir l'accès à la commission d'enquête indépendante et de soutenir l'action de Lakhdar Brahimi.

La Haut Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU a dénoncé les crimes de guerre ou crimes contre l’humanité en Syrie et demandé une enquête immédiate sur le massacre de Daraya où plus de 500 corps ont été découverts au mois d'août.   Navi Pillay dénonce les conséquences désastreuses du conflit sur les civils, ainsi que l’utilisation d’armes lourdes par Damas.    Le bombardement de zones habitées a entraîné de nombreuses pertes en vies humaines parmi les civils, des déplacements massifs de populations et une crise humanitaire catastrophique.   Des actes qui pourraient constituer des crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Navi Pillay s'est également préoccupée des violations commises par les forces anti-gouvernementales, notamment les assassinats, les exécutions extrajudiciaires et la torture ainsi que l’utilisation récemment en hausse d’engins explosifs improvisés.  Face aux violences meurtrières, la Chef des droits de l'homme invite Damas et les groupes d'opposition à soutenir les efforts du nouvel émissaire Lakhdar Brahimi.

Concernant la situation à Bahreïn, la Chef des droits de l'homme de l'ONU a critiqué les lourdes peines infligées à des opposants à Bahreïn, surtout l'équité de la procédure judiciaire et l'utilisation par le tribunal d'aveux obtenus sous la torture.

Navi Pillay a fait part de sa tristesse après les violences ayant entraîné la mort de 44 mineurs à Marikana, en Afrique du Sud: ce drame souligne à quel point la réalisation des droits économiques et culturels doit rester au cœur des priorités du Gouvernement.  La Haut-Commissaire a déploré d’autres violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo, au Kenya, aux Maldives, au Mali, en Mauritanie, au Mexique, au Myanmar, au Népal, au Pakistan, dans le territoire palestinien occupé par Israël et au Soudan. 

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec un extrait sonore de Navi Pillay, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme)

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16/10/2017
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