Syrie : le Conseil des droits de l'homme prolonge le mandat de sa commission d'enquête

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Paulo Sergio Pinheiro, Président de la Commission d’enquête internationale sur la Syrie

Le Conseil des droits de l’homme a adopté, ce vendredi 28 septembre à Genève, une résolution condamnant dans les termes les plus vigoureux la multiplication des massacres en Syrie, notamment au village d’Al-Houla. Le Conseil demande à toutes les parties de mettre fin à toutes les formes de violence, et aux autorités syriennes de coopérer pleinement avec la commission internationale indépendante d’enquête, notamment en lui accordant un accès immédiat, entier et sans entrave à l’ensemble du territoire.  Par ce texte, adopté à l’issue d’un vote, le Conseil décide de prolonger le mandat de la commission à laquelle il demande de tenir à jour son relevé des violations flagrantes des droits de l’homme commises depuis mars 2011, y compris une évaluation du nombre des victimes.

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU donne ainsi son feu vert à la prolongation et à l’extension du mandat de ses enquêteurs en Syrie.  La résolution votée ce vendredi à Genève condamne à nouveau toutes les violences, d’où qu’elles viennent, y compris les actes terroristes. Elle réitère son appel aux autorités syriennes à respecter leur responsabilité de protéger la population. Le texte demande aussi au chef de l’ONU, Ban Ki-moon, de fournir à la commission des ressources humaines additionnelles.

Cette résolution sur la Syrie a été adopté par 41 voix pour et trois abstentions à savoir Inde, Ouganda et Philippines. Comme lors des précédents textes sur la Syrie,  Cuba, Chine et Russie ont voté contre.

Tout en évoquant un texte plus équilibré car condamnant les actes de terrorisme, Moscou justifie son vote par son objection à certaines conclusions concernant la tragédie de Houla mais aussi le fait que le texte ne mentionne pas les livraisons d'armes dont bénéficie l'opposition syrienne. Même son de cloche du côté de l'Ambassadeur syrien, Faysal Khabbaz Hamoui, qui a condamné une résolution qualifiée de procédé honteux ou de « texte très accommodant avec Al-Qaïda ». Texte qui, selon Damas, encourage la violence et l’extrémisme.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève)

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20/10/2017
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