Syrie : la France veut être solidaire mais aussi vigilante

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Laurent Fabius, le Ministre des affaires étrangère de la France, comme bien d'autres de ses homologues a participé mercredi à New York, à une réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur le Moyen-Orient. Notant qu'avec notamment les crises en Libye, en Syrie, et la transition au Yémen, les printemps arabes ont constitué une part importante de l’activité du Conseil au cours des derniers mois, le chef de la diplomatie française s'est dit inquiet, redoutant la possibilité d’un automne de l’intolérance et d’un hiver de la violence. Face à ces défis, la France entend adopter une position claire.

 ”Nous devons être solidaires avec ces mouvements parce que nous savons par expérience dans chacun de nos pays où se sont produits des révolutions, même si les situations sont différentes, que les révolutions connaissent des hauts et des bas, qu'elles ne sont jamais linéaires, mais qu'il faut que nous soyons solidaires avec ce qu'il y a de meilleur dans ces mouvements. Mais en même temps, il faut que nous soyons exigeants, parce que la façon dont ces printemps arabes ont parfois dérivé montrent qu'à chaque instant, il faut être très vigilants sur un certain nombre de points centraux, qui sont les droits de la personne humaine, les droits de la femme, le refus du terrorisme, le respect des communautés, le respect des minorités”, a déclaré le ministre.

 Rappelant que le conflit syrien a causé depuis mars 2011 la mort de 30 000 personnes et affecté des centaines de milliers de civils, Laurent Fabius s'est dit convaincu que le régime de Bachar el-Assad finira par tomber. Pour sa part, la France restera mobilisée et prendra les initiatives nécessaires. Elle accorde toute sa confiance à la difficile mission entreprise par l'Envoyé spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue des États arabes, Lakhdar Brahimi. Enfin, le chef de la diplomatie française, a regretté le blocage du processus de paix entre Israël et la Palestine en vue de créer un État palestinien, indépendant, viable et pacifique et de garantir la sécurité d'Israël. Il a estimé qu'il existe désormais un risque de mettre en cause la solution elle-même à ce conflit, un risque extrêmement grave, a-t-il souligné.

 (Mise en perspective : Jérôme Longué avec extrait sonore de Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangère de la France)

Classé sous Conseil de sécurité, L'info.
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14/12/2017
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