Syrie : Ban Ki-moon appelle au jugement des auteurs de ”crimes de guerre”

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Manifestants en Syrie.

Le Conseil des droits de l'homme a ouvert, ce lundi 10 septembre, les travaux de sa vingt et unième session, qui se tient jusqu'au 28 septembre prochain à Genève. Il a entendu un discours du Secrétaire général des Nations Unies qui a fait part de son inquiétude devant la situation en Syrie et a appelé les parties prenantes à s'unir aux efforts diplomatiques internationaux, notamment ceux de Lakhdar Brahimi, nouveau représentant spécial conjoint du Secrétaire général et de la Ligue arabe. Ban Ki-moon a lancé un appel devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour que les auteurs de « crimes de guerre » en Syrie soient jugés.

Fermeté pour les auteurs de crimes de guerre et appel au dialogue aux différentes parties. Voilà donc comment Ban Ki-moon entrevoit la situation en Syrie. Devant le conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, le Secrétaire général des Nations Unies entend s'assurer que toute personne qui commette des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité soit traduite en justice.  A cet égard, Ban Ki-moon s’est préoccupé des bombardements aériens de civils par les forces gouvernementales ainsi que par l’aggravation des tensions interconfessionnelles et la détérioration de la situation humanitaire. Il a également dénoncé le choix apparent des deux parties en Syrie de rechercher une solution par la force plutôt que le dialogue. 

Dans ce contexte, le Chef de l'ONU appelle le Conseil à maintenir sa vigilance concernant la reddition de comptes.  Il a rappelé que les droits de l’homme sont au cœur de l’organisation des Nations Unies, et ils font partie de son identité même.  « Les femmes, les hommes et les enfants de tous pays, qu'ils soient confrontés à de graves crimes commis ouvertement lors d'un conflit ou qu'ils soient victimes d'une discrimination quotidienne plus insidieuse, sont en droit d'attendre que nous soyons à leur côté ».

Évoquant la situation au Mali, M. Ban a dit partager les préoccupations de Mme Pillay.  La stratégie commune doit consister à trouver une solution rapide à cette situation.  Un objectif similaire doit être de mise en ce qui concerne la situation en Palestine, et tous les efforts doivent être faits pour parvenir à une autodétermination du peuple palestinien et à un État viable, sur la base des accords de 1967.  Il n’est dans l’intérêt de personne de maintenir une population dans une telle pauvreté, si ce n’est celui des extrémistes, a encore déclaré le Secrétaire général, avant d’appeler Israël à lever le blocus de Gaza. 

(Mise en perspective d'Alpha Diallo, avec un extrait sonore de Ban Ki Moon, Secrétaire général des Nations Unies)

LE DERNIER JOURNAL
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15/12/2017
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