RD Congo: 31 décès et 69 cas probables d’Ebola depuis mai dans le nord-est

Le virus Ebola continue à tuer en République démocratique du Congo.  Au dernier décompte on en était à 31 décès et 69 cas déclarés de fièvre Ebola. Le précédent bilan faisait état de 41 cas en début de semaine. Des dizaines de personnes seraient actuellement sous surveillance après avoir été en contact avec les patients infectés. Parmi elles, il y aurait 18 agents sanitaires du district du Haut-Uélé dans la Province Orientale.

L’état d’épidémie avait officiellement été déclaré mi-août dans la Province orientale (nord-est): 9 morts avaient été enregistrés, presque tous dans la ville d’Isiro, sur 11 cas recensés. L’épidémie aurait commencé au mois de mai 2012, et à ce jour 69 cas ont été enregistrés, y compris (dans) le personnel de santé. Plus de la moitié des cas sont survenus avant la déclaration officielle de l’épidémie le 17 août.

Toutes les alertes ont fait l'objet d'une enquête et, jusqu'à présent, le virus Ebola n'a pas été notifié en dehors des zones de santé d'Isiro et de Viadana. Les échantillons initiaux ont été analysés par l'Uganda Virus Research Institute (UVRI) à Entebbe (Ouganda) qui a confirmé le virus Ebola (sous-type Bundibugyo). Les échantillons ultérieurs ont été confirmés par le laboratoire installé sur le terrain à Isiro par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis d'Amérique. Un groupe spécial national réuni par le Ministère de la Santé congolais collabore avec plusieurs partenaires, parmi lesquels l'OMS, Médecins Sans Frontières (MFS), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les CDC, pour endiguer la flambée.

L'OMS a déployé des épidémiologistes et des logisticiens à partir du Bureau régional de l'Afrique (y compris de l'équipe d'appui inter-pays) et du Siège pour aider le Ministère de la Santé. Elle travaille en étroite collaboration avec les partenaires dans les domaines de la coordination, de la surveillance, de l'épidémiologie, de la logistique pour la riposte à la flambée, de l'information du public et de la mobilisation sociale. L'appui du Réseau mondial d'alerte et d'action en cas d'épidémie (GOARN) comporte le déploiement d'un anthropologue pour aider à mieux comprendre dans la population touchée les aspects sociaux et anthropologiques qui pourraient influer sur les efforts de la riposte.

Les activités de lutte entreprises couvrent la recherche active des cas et des contacts, le renforcement de la surveillance, la prise en charge des cas, l'information du public, la mobilisation sociale et le renforcement des mesures de lutte anti-infectieuse.

Par rapport à cet événement, l'OMS ne recommande aucune restriction aux voyages ou au commerce pour la République démocratique du Congo.

La maladie se transmet par contact direct avec le sang, les secrétions corporelles (sueur, selles…), par voie sexuelle et par la manipulation sans précaution de cadavres contaminés.

Elle se caractérise par de la fièvre, des vomissements, des coliques abdominales, des diarrhées sanguinolentes et des saignements des gencives.

(Extrait sonore : Fadela Chaib, porte-parole de l'OMS)

Classé sous Épidémie d'Ebola, L'info, Santé.
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16/10/2017
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