Haïti: Mariano Fernandez pour une pleine participation des femmes dans la vie politique

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En visite au Siège des Nations Unies pour rencontrer Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, les pays contributeurs de troupes et un certain nombre d'officiels onusiens dont le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, Mariano Fernández Amunátegui, Représentant spécial de Ban Ki-moon en Haïti et Chef de la MINUSTAH a accordé une interview exclusive à la Radio des Nations Unies.

« La sécurité, la stabilité et l'État de droit représentent les plus gros défis de l'heure », a déclaré Mariano Fernández Amunátegui. Il compte sur la volonté du Gouvernement à assurer pleinement ses responsabilités dans ce domaine. « L'adoption du Plan quinquennal de Développement de la Police Nationale d'Haïti (PNH) par le Conseil Supérieur de la Police Nationale, qui doit être contresigné sous peu par son nouveau Directeur Général, Godson Orélus est un pas décisif dans la bonne voie. La MINUSTAH doit poursuivre ses efforts et continuer d'appuyer Haïti dans sa lutte contre l'insécurité qui affecte particulièrement la capitale depuis plusieurs semaines », confie M. Fernandez.

Le Chef de la MINUSTAH soutient par ailleurs que la Force onusienne a déjà accumulé « beaucoup d'expériences » dans la mise en œuvre de dispositions pour résoudre ce problème. « Nous continuons à observer la situation et sommes prêts à conduire et multiplier des opérations pour remplir cette partie de notre mandat », a-t-il déclaré lors de son entretien à la Radio des Nations Unies. Il place d'ailleurs la formation continue de la PNH au rang des priorités de la Mission. « Nous avons contribué à la formation de 10.000 policiers, mais nous devons atteindre le chiffre de 16.000, sans quoi nous n'aurons pas les effectifs nécessaires pour prendre le relais et assurer la sécurité nationale de façon satisfaisante », dit-il.

Répondant à une question sur l'impasse au niveau de la désignation des membres du pouvoir législatif du Conseil Electoral Permanent (CEP), Mariano Fernández Amunátegui continue de croire que la réforme du système de désignation de ses membres est une « opportunité historique, mais que le principe de 30% de représentation féminine doit être respecté. Pour venir à bout de cette impasse, il faut donc que le Président, le Conseil supérieur et le Parlement nomment chacun une femme ».

Enfin, l'aide de la communauté internationale est plus que jamais requise pour aider le pays à s'attaquer aux questions de la relance économique, la lutte contre le chômage, la pauvreté et la réhabilitation des infrastructures de base, a-t-il conclu.

Interview : Mariano Fernández Amunátegui, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, propos recueillis par Maha Fayek

 

 

 

 

Classé sous Dossiers, Maintien de la paix.
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18/10/2017
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