ONU : les Premières dames africaines mobilisées contre la mutilation génitale féminine

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 En marge du 67ème débat de haut niveau de l'Assemblée générale, les premières dames du Benin et du Burkina Faso, Chantal de Souza Yayi et Chantal Compaoré, ont animé, ce lundi, à l'ONU, une réunion de haut niveau afin d’« intensifier les efforts pour l'élimination mondiale des mutilations génitales féminines ».

 Dans une salle bondée, d'hommes et de femmes, visiblement acquis à la cause, elles ont pris à tour de rôle la parole pour faire le plaidoyer d'une résolution interdisant cette pratique néfaste à travers le monde, résolution qui se trouve actuellement entre les mains des chefs d'État et pour laquelle elles espèrent obtenir prochainement le vote favorable de l'Assemblée générale.

Selon les Premières dames, ce projet de résolution –qui a pris forme en 2011 pendant le sommet de l'Union africaine de Malabo avant de se développer dans les coulisses onusiennes et internationales, jusqu'à arriver à la Commission de la condition de la femme qui l'a finalement recommandé à l'Assemblée générale des Nations Unies—comprendrait des dispositifs concernant la sensibilisation, le renforcement des cadres juridiques et des partenariats dynamiques et des recommandations pour tous les acteurs concernés, allant des Etats Membres aux agences onusiennes jusqu'à la société civile.

Chaque année, près de trois millions de filles et de femmes sont à risque de devenir victimes de cette pratique dangereuse qui entraine de graves problèmes de santé et parfois même la mort des jeunes filles et des femmes.

Pendant longtemps l’excision, n'ont cessé de marteler les Premières dames ouest-africaines, était considérée comme un devoir religieux, mais aujourd'hui les faits sont clairs : aucune religion ne stipule ou n’exige l'excision féminine ou la mutilation génitale féminine. Il s'agit en fait d'une pratique dangereuse pour la santé des femmes, ancrée dans une tradition qui doit être abandonnée.

 (Interview : Chantal Compaoré, Première dame du Burkina Faso ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

LE DERNIER JOURNAL
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20/10/2017
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