OMS : le virus identifié chez un Qatari diffère du SRAS

Écouter /

Le nouveau virus identifié sur un Qatari qui se trouve dans un état critique à Londres est différent du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Selon un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), «c’est un virus de la même famille, mais complètement distinct». Gregory Hartl a précisé qu’il n’y a que deux cas confirmés de ce type de virus jusqu’ici, un Saoudien et le Qatari hospitalisé à Londres.

L’annonce de ces atteintes par des coronavirus intervient avant la saison du pèlerinage annuel des musulmans à La Mecque prévu cette année fin octobre et qui devrait réunir quelque trois millions de fidèles. Mais l’OMS ne fait à ce stade aucune recommandation pour limiter les voyages vers la péninsule arabique.

 «Il n’y a eu aucune transmission directe entre les deux cas, enregistrés avec un écart de trois mois», souligne l'OMS.

Pour autant, les experts ne savent toujours pas comment se transmet ce nouveau virus, de l’animal à l’homme, ou d’homme à homme. «Il n’y a aucune indication que le virus se transmette directement de personne à personne», a ajouté M. Hartl.

Les deux cas sont survenus à 3 mois d’intervalle, en juin et septembre, et le premier patient, un Saoudien, est décédé. «Il y a eu seulement deux cas dans un délai de trois mois. L’impact est beaucoup, beaucoup plus petit que l’épidémie de SRAS. A ce stade des recherches, toute prédiction est prématurée », fait remarquer le porte-parole de l'OMS.

Si le virus est de la même famille des coronavirus que le SRAS, il s’agit d’un virus distinct, dont ni le mode de transmission, ni l’origine ne sont connus.

Une alerte a été lancée au niveau mondial pour identifier d’éventuels cas semblables, caractérisés par une rapide dégradation rénale et une pneumonie.

Le Qatari hospitalisé à Londres, de 49 ans, est dans un état grave. L’homme originaire du Qatar était hospitalisé à Doha, puis il a été transféré en Grande-Bretagne, dans un service d’urgence d’un hôpital spécialisé. Le SRAS était apparu en Chine en 2002 et avait tué des centaines de personnes dans le monde avant d’être maîtrisé.

(Extrait sonore : Gregory Hartl, porte-parole de l'OMS à Genève)

Classé sous L'info, Santé.
LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...