Nord-Kivu : d’anciens déplacés accusent le M23 d’exactions et de recrutement forcé

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Des déplacés fuyant la cité de Rutshuru-centre après sa chute entre les mains des rebelles du M23, le 8 Juillet 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Près de 370 familles déplacées vivant à Rutshuru-centre (Nord-Kivu) accusent les responsables de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) de les chasser des écoles où ils ont trouvé refuge et de les forcer à regagner leurs villages. Ceux qui sont rentrés dans leurs villages d’origine notamment à Runyonyi, Bunagana et Jomba se plaignent de subir des travaux forcés et d’autres formes de violences infligées par les rebelles.

Ces déplacés qui sont rentrés dans leurs villages à cause des pressions des rebelles affirment avoir trouvé leurs maisons incendiées ou détruites par des bombes. Un déplacé de Jomba a confié à Radio Okapi ce jeudi 6 septembre:« Nous souffrons beaucoup, d’abord pour ce qui est de la nourriture, ensuite le M23 nous force à quitter les écoles. Or, nos maisons ont été détruites. Nous avons besoin de médicaments. Nous demandons aux autorités de suivre ce dossier et de nous chercher un autre endroit.»

Un autre déplacé affirme que d’autres familles ont trouvé refuge en Ouganda voisin pour échapper aux exactions des rebelles.

Ces déplacés avaient fui leurs localités pendant les combats qui y opposaient les militaires congolais et les rebelles du M23. Ils avaient rejoint Rutshuru-centre, alors sous contrôle de l’armée congolaise. Mais depuis, cette cité est tombée sous le contrôle de la rébellion.

(Extrait sonore : un déplacé de Jomba ; propos recueillis par radio Okapi)

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20/10/2017
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